Les placements immobiliers sont-ils encore judicieux ?
Une majorité d'experts l'affirme : l'investissement immobilier reste malgré la conjoncture actuelle un excellent moyen de se constituer un patrimoine ou de trouver un revenu complémentaire pour sa retraite, avec l'espoir de réaliser une plus-value lors de la revente.
LA première question à se poser est la raison d'un tel investissement : est-ce pour habiter à plein temps ce logement ? Pour le louer afin d'en toucher le loyer chaque mois ? Pour vous y rendre durant les week-ends et les vacances ? Pour le transmettre à votre enfant lorsque viendra le moment pour lui de s'installer après ses études ?
Une fois votre projet d'investissement défini, envisagez vos options. Si vous choisissez un logement dans le centre d'une grande ville, près des commerces, écoles et transports, il sera certes beaucoup plus onéreux à l'achat, mais sa rentabilité locative en sera nettement plus intéressante, et vous le revendrez plus facilement avec une plus-value conséquente le moment venu. Actuellement, dans l'ancien, l'investissement locatif offre une rentabilité d'environ 3,5 % à Paris, chiffre qui grimpe jusqu'à 6 % en région.
Sinon, réfléchissez à l'achat en périphérie urbaine, à condition que des transports soient accessibles, que des entreprises s'y installent et que l'emploi soit assez dynamique. Visez les quartiers en devenir et demandez à la SCNF les cartes des futures liaisons ferroviaires.
Le studio, produit de prédilection
Autre possibilité : un appartement en résidence-services. Qu'il s'agisse d'un im-meuble destiné aux touristes de passage, aux hommes d'affaires, aux étudiants, ou aux seniors (avec ou sans soins médicalisés), la rentabilité aujourd'hui oscille entre 4 et 5 %. Le studio, grâce à son prix d'entrée abordable, est un produit de prédilection pour les investisseurs.
Les résidences étudiantes doivent se situer dans des villes universitaires, les voya-geurs en déplacement professionnel apprécient la proximité des gares et aéroports, et les résidences de tourisme sont demandées dans des régions qui attirent de nombreux vacanciers. Vous vous assurerez ainsi des revenus garantis pour la durée de votre bail.
Louer meublé moins intéressant
Les activités de location meublée relèvent dorénavant du régime des activités des prestations de services et non plus des activités de vente et de fourniture de logement. La limite maximale de recettes annuelles (loyers perçus) permettant de se prévaloir du régime de micro-entreprises est fixée à 32 000 € au lieu de 80 000 € précédemment. Et l'abattement fiscal a été ramené de 71 % à 50 %.
Dans le neuf ou l'ancien ?
Avec le neuf, pendant une dizaine d'années - durée moyenne de détention d'un bien locatif - vous serez a priori à l'abri des mauvaises surprises côté travaux, vous pourrez bénéficier d'avantages fiscaux, et au moment de la revente, le neuf sera évidemment moins dégradé que l'ancien. Mais l'ancien reste nettement moins cher à l'achat, et peut aussi constituer une excellente affaire si vous choisissez le bien avec soin.
|