|
Delta : la différence Lancia
Pour s'imposer, la marque italienne Lancia doit jouer la différence. Née il y a un an, la nouvelle Delta a gagné son pari.

Sa longueur de 4,52 m donne un profil effilé à la Lancia Delta
|
Avec sa silhouette effilée comme la lame d'un couteau, la Lancia Delta a trouvé sa clientèle. En France, avec environ 5000 voitures vendues cette année, Lancia a même doublé ses ventes par rapport à 2002. Indiscutablement la philosophie de la récente Delta a séduit. Cette voiture moyenne ne ressemble à aucune autres autant par sa face avant qu'arrière avec ses originaux feux en forme de virgule et sa longueur de 4,52 m rare dans ce segment. L'été 2009 voit apparaître une nouvelle version haut de gamme baptisé Exécutive richement dotée ainsi qu'une motorisation plus musclée avec un nouveau 1,8 l litres essence de 200 ch à injection directe. Pour notre part, nous nous en sommes tenus à la version diesel plus calme du Multijet 1,6 l 120 ch équipée d'une boite robotisée Selectronic qui nous a enchantés
Douce et silencieuse

C'est surtout sa poupe qui caractérise la silhouette originale de la Delta
|
Accouplé à cette boîte Selectronic à 6 rapports facturée 1000 euros mais qui ne revient qu'à 500 euros grâce au bonus écologique de 700 euros contre 200 pour la mécanique, ce moteur n'est que du bonheur. Doux, coupleux, silencieux (beaucoup plus que la 1,9 l Twinturbo), il se révèle très plaisant à l'usage. Ses 120 ch et sont couple de 31 Nm sont suffisants pour offrir de bonnes relances et d'honorables accélérations (0 à 100 en 10,7 secondes) contre une consommation moyenne de 5 à 6 litres aux 100. C'est d'ailleurs la motorisation la plus vendue mais comme une Lancia doit revendiquer une image sportive, elle propose un 2 litres Multijet décliné en 165 ch et 190 ch en version Twin turbo capable d'emmener la voiture à 222 km/h.

Cette voiture est plaisante à conduire. L'option suspension pilotée ajoute encore de l'agrément
|
Côté dynamique rien à redire, la boîte est plaisante avec des temps de passage réduits, la suspension porte bien ses passagers et la stabilité est bonne tandis que le freinage est puissant et la direction incisive. L'habitable au style original se veut cossu surtout en finition Di Lusso au GPS intégré plus coûteuse de 2000 euros que la Platino déjà équipé en série d'un vaste toit ouvrant électrique qui apporte beaucoup en qualité de vie. Si l'ensemble bloc compteur de la sympathique planche de bord est agréable à regarder, sa lisibilité n'est pas bonne. Déplorons aussi le rappel sonore trop faibles des clignotants et le manque d'assise des siéges avant pourtant flatteurs à l'œil. En revanche, les passagers arrières qui disposent de beaucoup de volume sont fort bien lotis comme les bagages grâce au coulissement de la banquette. Mais ce qui séduit le plus, c'est l'ambiance si particulière de l'habitacle aux teintes raffinées et chatoyantes. A 1000 lieux d'une voiture allemande !
Malgré cet aspect cossu et exclusif, Lancia n'abuse pas au niveau des prix qui restent mesurés avec une gamme qui débute à 21 800 euros pour la 1,4 l 120 ch essence pour s'achever à 37 800 pour la Twin Jet 190 ch Exécutive. A Moins de 28 000 euros, la 1,6 diesel Selectronic Platino ne manque ni d'arguments et encore moins de séduction..
Patrice Vergès
Plus : Style original, moteur 120 ch avec boîte Selectronic, habitabilité, habitacle, tarifs raisonnables.
Moins : Manque de maintien des siéges, visibilité, instrumentation peu lisible, carrosserie exposée.

Les feux arrière à diode en forme de virgule sont très repérables |

La planche de bord est d'un dessin agréable. Dommage que sa lisibilité soit perfectible |

La banquette arrière coulissante donne du volume pour les jambes des passagers ou pour les bagages |

Dès le deuxième niveau de finition, la Delta est créditée d'un toit ouvrant électrique. Admirez la peinture bicolore que la marque italienne a relancée |
|