Il n'était pas au départ
Sébastien Turgot devait participer cette année à son premier Tour de France au sein de l'équipe Bouygues Telecom. Mais le jeune cycliste de 25 ans, originaire de Limoges, devra attendre l'an prochain pour faire ses premiers tours de roue sur la Grande Boucle. Victime d'une mononucléose, il devra patienter encore quelques semaines avant de remonter sur un vélo. Entretien.

Info - Quel est ton parcours ?
Sébastien Turgot - Un père passionné de vélo, un copain cycliste avec lequel j'allais faire du vélo le mercredi après-midi, voilà comment tout a commencé ! Petit à petit, je me suis rendu compte que ça marchait plutôt bien et que je gagnais des courses... Je suis parti en sport-études cyclisme pendant 3 ans. Et maintenant je ne fais plus que du vélo, d'abord en tant qu'amateur chez Vendée U et aujourd'hui comme professionnel dans l'équipe Bouygues Telecom depuis 2008.
I. - Comment es-tu passé d'amateur à professionnel ?
S.T. - C'est assez compliqué. Il faut avoir beaucoup de résultats, avoir une bonne mentalité et être bien dans son métier, car c'est un métier ! Il faut être au top !
En 2007, j'ai gagné le Tour des Landes et les Trois jours du Vaucluse. En 2008, j'ai obtenu quelques places d'honneur, 3e à Paris-Tours, 3e du Tour de la Somme, 6e du Tour du Poitou-Charentes entre autres.
Mon entrée dans l'équipe Bouygues Telecom s'est bien passée. En début de saison je tenais la forme et petit à petit mes coéquipiers ont appris à me faire confiance.
I. - Comment va se dérouler la suite de ta saison ?
S.T. - Je ne vais donc pas pouvoir participer au Tour de France cette année, car je suis en pleine convalescence. Je vais peut-être retourner en stage pendant l'épreuve pour voir si je peux me remettre sur le vélo, si je ne suis pas trop fatigué. Après, je verrai sur quelles courses je vais pouvoir reprendre la compétition.

I. - Tu as encore des attaches dans la région ?
S.T. - J'ai quitté Limoges à l'âge de deux mois et demi car mon père a été muté à Nantes. Mais presque toutes mes attaches familiales sont ici, dans la capitale limou-sine. Je viens voir régulièrement mes cousins, oncles et tantes à Limoges.
Propos recueillis par Stanislas Didry
Crédit photo : photo dppi.
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