Logements dignes pour tous
" Il s'agit d'un logement qui fait courir aux occupants des risques pour la santé ou la sécurité ". La définition de l'habitat indigne figure au cœur du plan lancé il y a peu par le conseil général de l'Allier, l'Etat et l'Agence Nationale de l'Habitat. Leur engagement : lutter contre l'habitat indigne dans le département, dans un délai de trois ans. " Il n'est acceptable que nos concitoyens vivent dans des logements qui souffrent d'un état qui n'est pas acceptable. Les beaux murs anciens du bâti bourbonnais ne doivent pas cacher la misère. ", se sont accordés à dire Jean-Paul Dufrègne, président du conseil général et Pierre Monzani, préfet de l'Allier, lors de la présentation du programme. Plus de 7,5 millions d'euros, pris en charge à 80% par l'Etat seront nécessaires à la remise en état d'un minimum de 270 logements dans le département. " Ce chiffre est un objectif que nous nous sommes fixés. Certains logements sont déjà détectés mais pas tous. On ne règle pas tout, on lance une action. Si on en traite déjà autant ce sera une manière de créer l'événement et de faire avancer les choses. ", précise Pascal Perrin, vice-président du conseil général en charge du logement, de l'habitat et la politique de la ville.
Une phase de concertation avec les différents acteurs - bailleurs sociaux, CCAS, collectivités locales… - qui se poursuivra jusqu'au mois d'octobre, permettra de repérer les habitats qui pourraient être concernés. Quinze rencontres pour créer un " véritable observatoire du mal-logement pour mener des actions plus ciblées " et inciter les personnes qui sont sur le terrain à signaler les cas les plus problématiques. Ce programme sera animé par une Maîtrise d'œuvre Urbaine et Sociale (MOUS) qui mettra à disposition de propriétaires des moyens techniques, juridiques, financiers et sociaux pour traiter ces situations. Les diagnostics et le suivi des travaux seront dévolus à Pact'Allier. Pour remettre le logement en état, les propriétaires aux ressources modestes pourront bénéficier de subventions, de crédit d'impôts et de prêts à taux zéro.
Les autorités ont souhaité ne pas perdre de temps puisque 23 logements indignes sont déjà en cours de traitement.
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