La chronique de Roger Herzhaft
Chaque mois, le président du Cercle des Amis du Cinéma nous livre désormais ses impressions sur l'actualité du cinéma. Un regard singulier et décalé…
Après avoir constaté que mes yeux devenaient carrés à force de voir des films en quantité industrielle, j'ai décidé de passer une semaine sur la Côte d'Azur, histoire d'arrondir leurs angles. Je loue donc une chambre dans un hôtel au bord de la grande bleue. Un hôtel classé trois étoiles, excusez du peu ! Première surprise, l'avion, qui jadis était direct pour Nice a décidé de faire des caprices. Lever à 5 heures du matin, direction Satolas, puis après deux heures d'attente, un autre appareil m'emmène à Nice ; de là, un taxi me conduit à mon hôtel pour la modique somme de 50 euros ! Enfin, je suis arrivé, mais dans un état proche de la catalepsie. La chaleur était telle que la plage m'apparaissait comme un mirage, et pas de clim, pour ne pas polluer. La mer, elle, l'était polluée et les oiseaux brillaient par leur absence. La nourriture ? Un rata qui me rappelait ma jeunesse de troufion en Algérie.
Heureux de retourner à Clermont après ces jours sans sommeil, je me lève aux aurores pour reprendre l'avion à Nice mais cette fois, il faut passer par Paris. Enfin, je débarque sur le sol auvergnat où il fait frais et je retrouve avec une joie non dissimulée notre cité toujours en travaux. Toutefois, nos trous me semblent des cavernes d'Ali Baba à côté de l'enfer que je viens de vivre. J'ai pensé avec émotion à l'histoire de notre Fernand Raynaud régional qui prévoyait tout cela avec " Le 22 à Asnières " et me suis remis à aller au cinéma pour me régaler avec Woody Allen dont le dernier opus est une merveille : " Whatever works "… Cela vaut toutes les vacances du monde !
R.H
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