Der Zakarian : " Je ne suis pas inquiet "
Alors qu'il pointe à la 20e et dernière place du classement, après cinq matches joués seulement, le Clermont Foot Auvergne 63 pourrait connaître une nouvelle saison difficile. L'entraîneur Michel Der Zakarian souhaite cependant se montrer rassurant.
Info - Comment analysez-vous ce début de saison délicat ?
Michel Der Zakarian - Au niveau comptable, c'est sur, nous n'avons pas les points espérés. En dehors de ça, je ne suis pas inquiet, surtout si l'on regarde ce que l'on a produit. Il s'agit plutôt d'un problème d'efficacité, notamment offensif. Défensivement, nous avons bien rectifié le tir lors des deux derniers matches, face à Laval et Châteauroux. Si l'on avait été mangé par les adversaires, cela m'inquiéterait davantage.
I. - Avez-vous des regrets sur ces premiers matches ?
M. D Z. - Evidemment, on a toujours des regrets. Il aurait fallu être plus agressif dans les zones de virilité. Sur ce qui se passe en milieu de terrain, dans les zones de préparation, nous sommes assez bien. Par contre, on a du mal dans les zones de finition. Dans les 30 derniers mètres, il faut être beaucoup plus tueur.
I. - Estimez-vous que certains joueurs ne sont pas encore à leur niveau ?
M. D Z. - Bien sûr. Cela explique notre dernière place. Certains ont été gênés dans leur préparation par de petites blessures, d'autres n'ont pas encore le rendement que l'on attendait d'eux.
I. - D'un point de vue général, êtes-vous satisfait du recrutement d'intersaison ?
M. D Z. - Au niveau de la qualité de l'équipe et des joueurs, je suis satisfait. Les garçons ont envie de travailler à l'entraînement, ils sont à l'écoute et s'investissement pleinement. Il faudrait que le groupe soit récompensé par une victoire. Mais cela demande, je le répète, plus d'agressivité et d'application dans la finition.
I. - Une victoire en championnat permettrait de ramener un peu de sérénité…
M. D Z. - Si l'on arrive à décrocher cette première victoire, cela donnera de la confiance aux joueurs. Mais cela ne viendra pas tout seul, il va falloir qu'on aille chercher cette victoire au plus profond de nous, peut-être même dans la douleur. Pourquoi ne pas le faire dès le 11 septembre contre Ajaccio.
I. - Justement, comment voyez-vous cette rencontre face aux corses, un club mal classé aussi ?
M. D Z. - Ce sera un match difficile, très certainement. Comme nous, les Corses sont dans la difficulté (ils occupent la 15e place). Il va falloir exister dans le combat, essayer de gagner les duels. A nous de leur mettre le doute, même s'ils ont l'avantage de jouer à domicile.
I. - La coupe de la Ligue, c'est un peu votre bouffée d'oxygène…
M. D Z. - On espérait faire un bon parcours. Le fait que l'on soit qualifié pour l'instant amène de la confiance, même si cela génère également de la fatigue supplémentaire. Par exemple, Châteauroux a eu une semaine pour récupérer alors que nous n'avons eu que trois jours.
I. - D'un point de vue personnel, comment s'est passé votre intégration à Clermont ?
M. D Z. - Très bien. On me laisse travailler comme je l'entends. J'ai de bonnes relations avec le staff technique et les administratifs. Il y a une bonne ambiance dans l'équipe.
I. - Appréciez-vous le fait de ne pas avoir un président omnipotent sur le dos ?
M. D Z. - Oui, c'est un réel plaisir d'avoir les coudées franches. Certes, je suis déçu pour l'instant par les résultats, mais l'essentiel, c'est que nous ne sommes pas distancés. Il faut que l'on rectifie certains détails, afin que les matches puissent basculer en notre faveur.
Propos recueillis par Jean-Paul BOITHIAS
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