Superbus en vue

Elu " groupe francophone de l'année 2008 " aux NRJ Music Awards, Superbus a sorti au printemps dernier son 4e album, " Lova, lova ". Si la formation cartonne depuis plusieurs années, elle le doit beaucoup à son égérie, Jennifer Ayache, jeune auteur, compositeur et interprète. En tournée dans toute la France, le public de la région retrouvera la belle et sa bande au Zénith de Limoges, le mercredi 14 octobre. Info a pu rencontrer Jennifer à l'occasion de la promo de la tournée. Extraits choisis…
Une fille dans un groupe de mecs. Voilà qui n'est pas pour déplaire à Jennifer Ayache, bien au contraire. " Il n'y a aucun cliché la-dessous. Les garçons qui sont avec moi me couvent un peu comme une petite sœur. De toute façon, j'ai toujours eu beaucoup de copains. Et puis on partage une même passion, la musique. "
Son travail. " J'amène la base des chansons, avec les musiques et les paroles. Les autres apportent ensuite leurs propres influences. C'est le mélange des genres qui rend les choses intéressantes. Sinon, je puise mes influences dans ce que j'écoute, ce que je vois. Des histoires qui racontent souvent des fragments de vie. Je n'écris pas de la grande poésie mais j'essaye toujours de faire sonner la voix comme un instrument. Superbus joue avec les époques, les genres. "
L'écriture. Jennifer avoue que c'est la partie de son métier qu'elle apprécie le plus. " J'écris souvent dans un petit endroit (sa chambre) avec mes instruments. C'est le moment où je me sens le plus libre. Sinon, j'ai déjà écrit pour d'autres artistes comme David Hallyday ou Christophe Willem. "
Une nouvelle maison de disque. Auparavant chez Mercury, Superbus avait signé dans une nouvelle maison de disques. Mais le groupe est finalement revenu dans le giron de Universal, en signant avec Pascal Nègre chez Polydor. Les raisons de ce revirement ? " Il manquait juste un contact humain, qui ne s'est jamais produit. "
Ses rapports avec sa maman, Chantal Lauby. " Nous avons une relation mère-fille normale. Elle est semble-t-il fière de moi. Enfant, j'ai vécu l'époque des Nuls à ses cô-tés. Sur le plateau de Canal +, c'était très rock'n'roll. J'ai croisé des groupes comme Texas, les Rita Mitsuko. Forcément, cela laisse des traces. "
Clermont. Une ville que Jennifer connaît bien puisque sa mère est originaire d'ici. " Je viens assez souvent en Auvergne, car une partie de ma famille habite dans la ré-gion. Ils vont venir me voir au Zénith. Je suis très heureuse. "
La nouvelle tournée. Le groupe a débuté au printemps par des clubs et des petites salles. Alors, avant d'affronter les Zénith de France, une légitime appréhension appa-raît. " Forcément, il y a un peu de trac. C'est une autre approche du live. Il faut avoir un décor plus conséquent. On a voulu créer une sorte de cabaret mais en gardant l'esprit d'un combo rock. On va jouer une grande partie du dernier album, mais aussi des com-positions des trois précédents. Notre concert sera interactif avec le public. "
Propos recueillis par Jean-Paul BOITHIAS
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