Berlin : le mur… du son !
Voilà un double CD qu'il faudrait qualifier de must-have ! Autant pour ceux qui son déjà fans des musiciens de cette compil que pour les autres qui vont les découvrir !
" Berlin 61 / 89 - Wall Of Sound " n'est pas une compilation ordinaire. Il s'agit plutôt d'un album concept, qui fait à la fois référence à une période de l'histoire et à une production phonographique allemande qui a fait le pont (au dessus du mur) entre la fin des seventies et le début des eighties, entre l'ambient et la new wave, entre l'électro et la musique industrielle…
Un double CD comme la bande-son imaginaire d'un film inconnu sur Berlin, très sombre, à l'esthétique novö, un lied cyberpunk encore à tourner, mélange du Wim Wenders de " Des himmel über Berlin " et du Ridley Scott de " Blade Runner ".
Des ambiances soniques rassemblées par Caroline Cartier (productrice de Cartier Libre - France Inter) et Pascal Bussy (spécialiste de la musique allemande /biographe de Can et de Kraftwerk / directeur artistique de Harmonia Mundi) pour un voyage hyperbare.
Trente titres essentiels, piqûre de rappel ou première vaccination, à vous de choisir ! Pour redécouvrir la ténébreuse Nico (ex top-model, membre du Velvet, égérie de Warhol) dans un fabuleux " Reich der Traüme ", les hurlements post-punks de Nina Hagen, les expériences électro-rock de Can, Faust, Cluster (partenaires de Eno à l'époque), Agitation Free, Harmonia, Neu ! (proches e la mouvance Kraftwerk en moins commercial), l'apocalypse sonore de Einstürzende Neubauten, ou de The Young Gods, le krautrock rituel d'Amon Düül II, les riffs de sytnhé planants d'Edgar Froese, leader du mythique Tangerine Dream (un groupe " kosmik " qui s'est ensuite envasé dans la musak)…
On trouve aussi des témoins plus confidentiels qui figurent parmi les chantres de la cosmogonie alternative berlinoise à l'instar de Die Tödliche Doris, Malaria, Front, ou MDK. Tous sont des esthètes et des pionniers qui ont apprivoisé l'électronique avec un sens aigu de l'efficacité. Une approche bruitiste travaillée par un art de la mélodie qui flirte avec la transe et une dramaturgie sonore que l'on retrouve aujourd'hui chez les principaux acteurs de la scène rock et électro contemporaine.
Deux CD (West Side et East Side) qui peuvent aussi servir de passeport pour sortir de la zone occupée par la variétoche, passer un check-point Charlie postmoderne et entrer dans les méandres de la musique expérimentale…
Gérard JEAN
Plus d'infos sur http://www.maquismusic.com
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