Coup de chapeau
Le " boss " n'est pas content. A la limite de la rage folle. Quelqu'un a osé le trahir, le voler et tuer quatre de ses sbires. L'enquête débute sur les chapeaux de roues…
Premier roman de Nicolas Fournier, " Le chapeau " est un ouvrage très prometteur. Homme de loi, ce jeune auteur clermontois est avant tout un passionné de littérature qui " n'envisage pas l'écriture sans ambition stylistique affirmée ". Roman argotico-labyrinthique, ce premier opus est une histoire à tiroirs narrée par un parrain de la mafia parisienne, mêlant humour et violence. Le résultat ? Un polar sur 24 heures, au rythme percutant et dynamique. Cependant, peut-on réellement faire confiance au narrateur ? Evoluant dans le monde de l'illégalité, du mensonge et des trahisons, nous raconte t-il la vérité ?
Fait surprenant, cet exercice de style n'était pas le domaine de prédilection de l'écrivain. " Je préfère la littérature plus ourlée mais j'aimerai reproduire, plus tard, cette aventure intéressante ", avoue Nicolas Fournier. Client des histoires de gangsters, surtout au cinéma, l'auteur trouvait " intéressant de faire rencontrer les mondes d'Audiard et de Tarantino. Je n'ai pas voulu jouer le jeu de la surenchère de la brutalité mais créer une histoire violente dans un souci d'authenticité. " Ames sensibles s'abstenir !
Nicolas Fournier sera présent dimanche 13 décembre au Salon des romanciers d'Auvergne à Combronde, et dimanche 7 février 2010 au Salon La plume et le crayon à Courpière.
Le chapeau, Editions Bénévent, 164 pages, 15,50 €.
A.G.
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