Fusion Inspections du travail
C'est un projet qui remonte à environ 1975. Il avait ensuite été relancé par le président François Mitterrand avant de retomber dans l'oubli. Aujourd'hui, c'est fait : les trois régimes d'inspection du travail n'en forment plus qu'un en Auvergne. Les inspecteurs et contrôleurs du travail ont tous rattachés au ministère du Travail, des Relations sociales, de la famille, de la Solidarité, et de la Ville. Jusque là, ils dépendaient de trois ministères différents : du Travail, de l'Agriculture, et des Transports.
" L'Auvergne est une région industrielle, et son taux d'accident du travail est ici plus élevé que dans les Hauts-de-Seine par exemple ", a expliqué Serge Ricard, directeur régional du Travail, de l'Emploi, et de la Formation professionnelle. L'industrie et la construction sont les secteurs où l'on relève le plus d'accidents du travail, l'agriculture aussi avec deux accidents mortels ces dernières semaines. Le tertiaire voit se développer les risques psychosociologiques, avec le stress, le harcèlement, qui sont autant présents en Auvergne que dans les autres régions.
" Une personne sur quatre vient se plaindre de tensions au travail dans le tertiaire. Cela concerne toutes les tailles d'entreprises ", souligne Francis Broquin, directeur départemental du travail. " Ce sont les objectifs irréalistes qui mettent le salarié dans une situation où il ne peut accomplir la tâche confiée, la mise en concurrence.. Un quart des arrêts de travail dans le privé sont dus au stress, et la performance de quelques une ne doit pas cacher cette situation. Les employeurs ont l'obligation de veiller à ce que leurs salariés restent en bonne santé physique et mentale. Ils ont aussi une obligation de résultats, et le harcèlement constitue une infraction ".
L'inspection du travail en Auvergne compte 16 sections, 57 inspecteurs et contrôleurs, et en moyenne 5.800 salariés par agent de contrôle.
J-JA.
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