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René Souchon : " L'Auvergne a changé ainsi que le regard sur l'Auvergne "
Info Magazine va rencontrer les têtes de listes des principales formations candidates aux prochaines élections régionales. Cette semaine, René Souchon (parti socialiste), président sortant.
INFO- Avez-vous bien travaillé pour les Auvergnats ? Votre bilan est-il " globale-ment positif " ?
RS- Nous avons pris 82 engagements en 2004. Ils sont tenus, et l'Auvergne a chan-gé, ainsi que le regard sur l'Auvergne. Nous avons su faire les réformes nécessaires. Je pense à notre programme de résidences d'investisseurs, au succès du plan rail, et au combat pour le TGV, avec 85.000 signatures à ce jour. L'attractivité a changé aussi en matière de tourisme, et pour l'agriculture, nous avons mis en place un programme de soutien à ceux qui vont dans le sens de la qualité.
Nous avons aussi conduit une politique très porteuse pour l'aménagement du terri-toire : 1.500 projets pour rendre la région plus attractive, et qui ont généré plus de 800 millions d'euros de travaux, pour 100 M.€ de subventions. Nous avons donné davantage aux territoires les plus fragiles, et avons beaucoup œuvré pour l'éducation et la formation. Ainsi, nous avons doublé les investissements dans les lycées par rapport à la période précédente. Certes, nous n'avons pas construit de cathédrales comme Vulcania, que nous avons pourtant relancé avec 5,5 M.€ réinvestis chaque année.
Je veux souligner les résultats exceptionnels en matière d'environnement et de développement durable, avec l'adoption d'un Agenda 21, la lutte contre la perte de la biodiversité, et le lancement prochain de deux parcs naturels. Le parc du Haut-Allier- Margeride, et celui de l'Aubrac. Je ne suis pas exhaustif., et suis très heureux de vous dire ma satisfaction d'avoir choisi de me consacrer à la Région. Pour cela, j'ai quitté la mairie d'Aurillac, et les résultats tiennent à cette disponibilité. Pour être un bon président de Région, il faut l'être à plein temps.
INFO- Comment qualifieriez-vous votre programme pour l'Auvergne ? Quel en sera le gros morceau ?
RS- Notre slogan de campagne est " L'Auvergne et grande quand elle est juste ". Notre programme est composé de trois parties : la Région qui protège, c'est le bouclier social, rempart contre les injustices ; la Région qui accompagne les territoires dans leur développement ; et la Région qui prépare les grands défis du futur : environnement, TGV et le très haut débit…
L'avenir des jeunes sera la grande cause de notre programme, avec l'ouverture d'un pacte pour l'autonomie. Nous proposerons un crédit ouvert aux lycéens. Ils l'utiliseront pour payer leur permis de conduire, ou comme caution pour un logement, ou de payer un abonnement à une mutuelle, ou à Internet. Les détails en seront réglés par des assises de la jeunesse, dans la foulée des élections. Je préfère m'occuper de l'avenir des jeunes, que de financer les rotes de l'Etat. C'est une mesure inédite qui a été adoptée par l'ensemble des Régions, et j'en suis à l'origine.
INFO- Craignez-vous sur votre gauche, et du coté des écolos ? Que pensez-vous du Mo-Dem ?
RS- Il n'y aura pas d'alliance avec le MoDem. S'il nous soutient, c'est tant mieux, mais une fusion de liste se fera avec nos partenaires naturels : les Verts et le Front de gauche. Je suis dans la promotion d'un projet fort et qui a du souffle, et ne nourrit aucune crainte.
INFO-Une question qui ne vous plaira pas : En 2004, le nombre des vice-présidents est passé de 6 à 13, soit un surcoût de rémunération de 107.000 euros par an pour les Auvergnats (selon l'opposition). Reconduirez-vous si vous l'emportez, un nombre élevé de vice-présidents ?
RS- Je maintiendrai la Commission permanente ouverte à tous les élus, pour ses vertus pédagogiques- la démocratie a un coût- et ne sait pas combien il y aura de vice-présidents, sans doute 10 ou 11. Mais ce n'est pas ma préoccupation actuelle.
INFO- Qu'est-ce-que vous dites à Alain Marleix, votre principal challenger ?
RS- C'est plutôt à lui de me dire quelque chose. Nous avons siégé ensemble au Conseil général du Cantal pendant plusieurs années. Je lui demanderais comment il fera pour être ministre, élu du Conseil général, et président du Conseil régional. Brice Hortefeux est le plus absent des élus régionaux, et j serai curieux de savoir ce qu'il propose, après six ans sans propositions.
Entretien : Jean-Jacques ARENE
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René SOUCHON CV express
1943
Né le 12 mars 1943 à Le Malzieu-Ville (Lozère). Père de 3 enfants.
1965
Etudes universitaires. Titulaire d'une licence de psychologie, d'un certificat d'études supérieures d'histoire moderne et contemporaine, un certificat d'études supérieures de géographie générale, et d'un diplôme d'Etat de conseiller d'orientation scolaire et pro-fessionnelle.
1977
Maire d'Aurillac jusqu'à son élection à la tête de la Région Auvergne. Conseiller général du Cantal de 1976 à 1998, et député du Cantal de 1980 à 1983 et de 1986 à 1988.
1983
Secrétaire d'Etat auprès de Michel Rocard, chargé de l'Agriculture et de la Forêt, puis ministre délégué auprès d'Henri Nallet, chargé de l'Agriculture et de la Forêt (1985-1986). Lois sur la montagne (1984), et sur la gestion, la valorisation et la protection de la forêt (1985).
1991
Président du conseil d'administration de l'Office national des forêts.
2006
Président du Conseil régional d'Auvergne.
2008
Depuis 2008, trésorier et président de la commission agricole de l'Association des Régions de France, et membre du Comité des régions de l'Union Européenne.
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