Aide aux agriculteurs Trop prêt des élections ?
Jean Proriol, président du groupe UPA au Conseil régional d'Auvergne, dénonce " la politique de guichet de René Souchon ".
" Si ce n'est pas une politique de guichet, en choisissant 2.000 exploitations " ! Jean Proriol, député et président du groupe UPA du Conseil régional d'Auvergne, et Michel Bonnefille, élu régional de l'Allier, ont réagi à la récente aide aux agriculteurs, décidée par le Conseil régional.
" Il s'agit d'une décision unilatérale du président Souchon, sans même passer par un vote en session, alors que nous avions demandé une session extraordinaire sur l'agriculture. René Souchon nous dit régulièrement ne pas être le banquier de l'agriculture, d'ailleurs la subvention ne se fait pas avec les banques, mais avec la MSA- Mutualité sociale agricole. Il s'agit donc d'une aide sociale, et aucunement économique, qui arrive après Noël, et juste avant les élections régionales ".
Les deux intervenants ont poursuivent : " il s'agit aussi d'une effet d'annonce, car l'enveloppe de 700.000 euros n'est actuellement pas financée. Elle doit l'être par le redéploiement de crédits non dépensés, de l'agriculture et de l'économie…Quant au Fonds de garantie mis en place fin 2009, à la suite de la grande manifestation des tracteurs, il a suscité une quarantaine de contacts. Cela montre que ce dispositif ne décolle pas, et ne correspond pas aux attentes des agriculteurs. Ils préfèreraient un soutien aux bâtiments d'élevage, à l'installation des jeunes, et une aide spécifique aux Cuma- coopératives d'utilisation de matériel agricole qui doivent pouvoir investir ".
Jean Prioriol a rappelé l'époque de la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, " qui était très à l'écoute du monde rural ", et avait accordé des aides importantes. Le député de la Haute-Loire a mentionné en outre l'action du gouvernement, avec la prochaine loi de modernisation agricole. " Elle doit garantir une meilleure stabilité des revenus, une meilleure répartition de la valeur ajoutée, et créer un conservatoire des terres agricoles. La loi s'attaquera aussi au problème de la régulation des marchés au niveau européen, et avec les pays émergeants. L'idée est de permettre aux agriculteurs de vivre de leurs prix, et non de leurs primes ".
J-J.A.
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