Le sport sous un autre jour
Athlétisme, basket, tennis de table, natation, rugby, tir à l'arc… A première vue, rien de bien particulier !
Mais parfois, le sport dévoile un visage quelque peu différent : approche parti-culière, matériel spécifique… Avec 450 licenciés pour l'Auvergne, (et environ 250 pour le département), le Comité Régional Handisport se révèle pourtant assez modeste par rapport à d'autres régions. Mais l'investissement et les efforts demeurent bien présents. Jouer les intermédiaires entre la Fédération Française Handisport et les clubs, faire remonter les problèmes, s'assurer du bon fonctionnement des sections, suivre l'accessibilité des équipements sportifs aux handicapés… Ça fait du travail ! " Il y a encore un manque d'informations autour du handisport. Mais on ne peut que progresser ! ", maintient la présidente du Comité Handisport du Puy de Dôme, Marie-Claire Gallet.
Président du comité régional Handisport, Tanguy Séguret enseigne la canne de combat aux personnes valides et handicapées au sein du Stade Clermontois. " Chaque handicap est différent, mais le Certificat de Qualification Handisport permet d'appréhender les gestes, de travailler sur la neurologie, par exemple avec les problèmes d'images motrices pour les hémiplégiques. On montre, et les sportifs s'adaptent vite. D'autant que l'on est bien moins nombreux qu'avec les valides : le contact est beaucoup plus personnel. "
Un coût élevé
Un contact maintenu également entre handicapés et valides : " avant on les séparait, mais l'on s'est rendu compte que d'un point de vue social, c'était très mauvais. Les règlements sont alors juste un peu modifiés".
Bien entendu, chaque discipline s'adapte plus ou moins facilement au handicap, le problème principal demeurant l'accessibilité financière pour les clubs au niveau des équipements… (environ 12 000 euros pour un fauteuil de foot par exemple). Certains sports ont même été conçus spécialement pour les personnes handicapées : la boccia, par exemple, cousine de la pétanque, ou le torball, destiné aux déficients visuels, proche du handball et se pratiquant avec un ballon sonore. " La FFH regroupait jusqu'ici les handicaps moteurs et visuels. Depuis 2008, elle a aussi intégré les sourds et malentendants ", note Marie-Claire Gallet. Mais pas facile pour les personnes handicapées de pratiquer un sport : maintenir une bonne motivation, trouver la discipline qui convient à ses goûts et son handicap, trouver un club… " Certains y viennent plus vite, notamment ceux qui en faisaient avant leur accident, car l'absence de sport créé un manque. Les handicapés de naissance n'en faisaient pas vraiment avant, mais les enfants s'y adonnent davantage aujourd'hui " poursuit Marie-Claire Gallet.
L'actualité fera en tout cas la part belle au handisport dès le 13 mars : après Laurent François, champion paralympique de sabre à Pékin, le montluçonnais Yannick Bourseaux fera parti des favoris pour le biathlon aux jeux de Vancouver…
Aude HILY
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