Mézard converti à l'endurance
Le 17 avril prochain dans la Sarthe, Stéphane Mézard, Jerôme Bard et Stéphane Kokes s'élanceront à l'assaut des 24 Heures du Mans moto au guidon de leur Suzuki 1000 GSXR. Deux tours d'horloge plus tard, ils franchiront la ligne d'arrivée. Si tout se passe bien…
A 40 ans, Stéphane Mézard compte déjà une longue expérience sur deux roues. S'il a débuté par le motocross, c'est dans la discipline du " Supermotard " qu'il s'est véritablement illustré au long d'un parcours atypique : champion d'Angleterre 2003, il a participé régulièrement au championnat d'Europe. Sur le tard, il a découvert la vitesse, avec un rêve : disputer le Bol d'Or. Au mois d'octobre dernier, le désir devenait une réalité. Le trio Kokes-Bard-Mézard s'octroyait une excellente 15ème place dans la plus réputée des épreuves d'endurance, désormais disputée à Magny-Cours. Un baptême du feu couronné d'un évident succès pour ce néophyte enthousiaste.
Au Mans et au Bol
Cette saison, les trois poursuivent l'expérience. Ils vont même doubler la mise. Au Bol d'Or qu'ils courront à l'automne prochain, vont s'ajouter les 24 Heures du Mans à la mi-avril. Une autre épreuve royale qu'ils aborderont au sein de la petite structure " AZ Moto Expert " et avec le soutien de Michelin. " L'équipe de l'an passé demeure inchangée, soit une bonne vingtaine de passionnés autour de nous : cinq mécanos, quatre chronométreurs, un pompier-ravitailleur, deux cuisiniers, un ostéopathe mais aussi des personnes chargées des pneus, de l'essence etc. Notre chance est de compter sur des gens compétents à tous les niveaux " souligne Stéphane. Un pilote désormais tout acquis à la course par équipe et à l'esprit collectif de l'endurance. " J'avoue avoir pleuré au départ du Bol, l'an passé, et avoir versé d'autres larmes à l'arrivée " explique-t-il.
Cette année, Mézard, le Castelpontain Bard et le Châlonnais Kokes bénéficieront d'une meilleure préparation. Ils vont ainsi rouler, ces prochains jours, sur le circuit d'Issoire afin de peaufiner leur machine, une Suzuki 1000 GSXR, issue de la série. " Seuls le système de frein, l'amortisseur arrière et l'échappement sont modifiés " précise Stéphane. Très fiable, la machine s'alignera au sein de la catégorie " Super Stock " où le trio espère obtenir une place parmi les cinq premiers. L'équipage devra toutefois compter avec les impondérables de l'endurance. Mais aussi avec les difficultés du pilotage de nuit, la fatigue et une pluie prévisible au printemps, au Mans. Autant d'obstacles qu'il faudra surmonter pour voir le drapeau à damier, dimanche 18 avril dans l'après-midi.
M.F.
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