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Zapping Limoges
Les villes de province, Limoges par exemple, s'interrogent régulièrement sur l'image qu'elles renvoient. Une attitude qui cache généralement un manque de confiance voire quelques complexes. Image subie ? Image construite ? Et si ce débat était un faux problème ?
Qu'est-ce donc que l'image d'une ville sinon la perception qu'en ont ses habitants et plus encore " ceux " de l'extérieur ? L'image n'est pas un fantasme, une création fictive et onirique ou une étiquette collée aveuglément, définitivement et de manière intempestive ou fortuite. C'est une partie de la réalité, une apparence qui ne saurait être tout à fait trompeuse. L'image, toutefois, colle à la peau, elle ne se modifie pas à la vitesse des bouleversements urbains. Elle " traîne " en arrière, prend du temps à se forger ou à se détériorer. Elle suit mais jamais ne précède. D'une certaine façon, elle se mérite.
Débat stérile
Rien n'est donc plus stérile que de se poser la question de l'image de la ville comme une priorité. L'image se fait ou se défait à mesure qu'une ville avance, invente, bouge, créé ou bien qu'elle se dégrade, qu'elle vieillit ou se sclérose, qu'elle rentre dans le rang. Aucune ville n'est par principe mal aimée, aucune n'est délibérément cataloguée ou mise à l'écart. Les choix politiques, économiques et stratégiques font leur œuvre, au moins autant que la situation géographique et climatique. Il est faux de prétendre que l'on subit une image, on la fabrique…
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