Cuisons en caisson !
Alors que nos grands-mères l'utilisaient déjà " de leur temps ", le caisson norvégien, tombé aux oubliettes, revient discrètement à la mode. Economique et écologique, parions que l'avenir lui réservera une belle seconde vie…
LE principe est simple. On démarre la cuisson des aliments dans une cocotte (en fonte, de préférence), et hop ! dans le caisson isolant dit norvégien. " Cette méthode permet de cuire à l'étouffée, en douceur, sans flamme ni surveillance, une préparation qui a été portée à ébullition pendant le précédent séjour en cuisine ", confie Hélène Bernet qui utilise ce système depuis belle lurette. Toute une génération se souvient avoir vu utiliser un caisson - notamment pendant les dures années de guerre. Car son immense avantage est qu'il permet d'économiser entre 20 à 80 % de l'énergie de cuisson. Tout dépend du plat préparé.
Boîte à chapeaux
Alors, comment faire ? Les plus bricoleurs se lanceront dans la fabrication d'une véritable caisse en bois d'environ 50 cm de côté, à parois isolantes et qui ferme hermétiquement. Trop compliqué ? Qu'à cela ne tienne ! Un sac isotherme fera très bien l'affaire. Toutes les marques de produits surgelés en vendent pour une dizaine d'euros. Une petite couverture ou une chute de couette serviront à recouvrir la cocotte et terminer doucement la cuisson.
" Dans les années 1959-60, une amie avait fabriqué une marmite norvégienne (c'est son autre nom) avec un carton à chapeaux, se remémore Monique Stévenard, pharmacienne retraitée de 80 ans. A l'intérieur, elle avait mis torchons et serviettes éponge. Elle cuisinait le matin avant d'aller travailler. Et a midi, lorsqu'elle rentrait, son plat était non seulement cuit, mais encore chaud ! "
Cours de fin d'études en 1938
En cherchant à en savoir plus sur Internet, je suis tombée sur un programme de cours supérieurs et classes de fin d'études datant de 1938. Dans la partie " sciences appliquées ", l'élève de 14 ans devait connaître l'utilisation de la fameuse marmite norvégienne !
Aujourd'hui, seuls quelques incorrigibles curieux ou écolos invétérés se sont lancés dans l'aventure. Mais je suis sûre que, bientôt, on reparlera de cette marmite qui ne tardera pas à devenir... une spécialité française
Natalie GEORGES.
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