L’ASM à l’heure de la reprise

LES (longues) vacances sont finies. L’heure de la reprise a sonné pour les rugbymen de l’ASM Clermont Auvergne. Après plus de deux mois d’absence, les jaune et bleu ont donc repris le chemin de l’entraînement avec les traditionnels tests physiques. Fait inhabituel, joueurs et staff sportifs avaient déserté les installations du Parc des Sports Marcel-Michelin au profit du terrain et de la piste d’athlétisme des infrastructures de la Gauthière. Sprint, 400 m et même 1.500 m étaient au programme de cette première journée de reprise, effectuée, une fois n’est pas coutume, sous un joli soleil de plomb. Bref, un cocktail explosif qui avait de quoi surprendre les plus affûtés.
« Ça va être très dur cette saison », pressentait déjà Alexandre Audebert, tout en sueur, après une grosse séance où il ne s’était pas ménagé. Quant à Elvis Vermeulen, bien remis des suites de son opération (hernie cervicale), il reconnaissait avoir, physiquement parlant, « un peu de retard » sur les autres. En tout cas, le n° 8 va suivre au cours des prochaines semaines le même planning d’entraînement que ses coéquipiers.
Si vingt-quatre joueurs étaient présents à la Gauthière, seuls manquaient à l’appel les douze internationaux sélectionnés pour jouer la Coupe du Monde (Bonnaire, Mignoni, Rougerie, Canale, Scelzo, Ledesma, Cudmore, Smit, Baï, Delasau, Shvelidze, Zirakashvili), ainsi que le Sud-Africain Marius Joubert, retenu, lui, pour la Currie Cup.
Sur le papier, l’ASM a donc réalisé un recrutement de qualité entre des joueurs d’expérience et des jeunes en devenir, ce que soulignait le Manager sportif, Jean-Marc Lhermet : « c’est très bien que l’on ait gardé l’ossature de l’année dernière. Pour le reste, nous avons effectué un recrutement qui est conforme à ce que l’on voulait ».
Les huit semaines de préparation qui s’annoncent vont donc être placées sous le signe du travail, de l’effort et de la sueur. Il va falloir s’attendre à souffrir encore davantage, ce que confirmait laconiquement le général en chef, Vern Cotter, revenu de sa lointaine Nouvelle-Zélande : « les joueurs sont capables d’encaisser encore plus de charge de travail que l’an dernier ». Un cru déjà assez terrible aux dires des principaux intéressés. Visiblement, ça promet…
J.-P. B.
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