Etienne, piqué de jeux vidéo.
JEUNE gannatois de 17 ans, Etienne passe sa semaine en internat à Montluçon, coupé du monde des jeux vidéo. De retour chez ses parents le week-end, il jongle entre la Playstation Deux (PS2) et l’ordinateur, « Scarface » et « La bataille pour la Terre du Milieu ». Passionné de jeux vidéo depuis près de dix ans, il sait pratiquer avec modération un passe-temps parfois prenant.
Rencontre.

INFO : Quelle a été ta première approche des jeux vidéo ?
ETIENNE : J’ai découvert le jeu vidéo à travers la NES, la console Nintendo, au début des années 90. A l’époque, j’étais tout petit, je devais avoir à peine dix ans, c’est mon grand frère qui m’a initié. Ca m’a tout de suite plu. Bien sûr, mon premier jeu était Mario Bros, incontournable ! Qui n’a jamais joué avec Mario et Luigi ? La NES n’est restée qu’un temps, la Playstation a pris la suite.
I : pourquoi cette passion ?
E : Le fait de participer à une histoire, de prendre part à une aventure. C’est comme lorsqu’on lit un roman ou un thriller, on ne fait plus qu’un avec le livre. Par exemple « Silent Hill », l’ambiance, l’histoire, les graphismes, les musiques…tout était très flippant, c’est comme si on y était vraiment.
Mais, le jeu le plus marquant aura été Final Fantasy VII, sur Playstation 1, le premier jeu de rôle vidéo. La première fois que j’ai actionné la manette, j’étais scotché. C’était vraiment excellent. Je ne sais pas comment expliquer. Le jeu a quelque chose d’attirant dans le sens où on évolue dans un autre monde, à la découverte de personnages, de vies, de fiction. On se retrouve face à un challenge. J’ai enchaîné les épisodes 7, 8, 9, 10 de Final Fantasy. J’ai dû mettre 150 heures pour en venir à bout ! Une fois la machine lancée, on ne peut plus s’arrêter. Tout dépend du jeu, mais parfois, c’est comme une pulsion.
Un jour, avec le copain de ma sœur, on voulait se faire une petite partie de Dead Or Alive, un jeu de combat. Finalement, nous avons passé une nuit blanche, nous voulions impérativement le terminer.
I : Depuis tes débuts, tu as essayé combien de jeux ?
E : Je ne saurai dire. J’en ai essayé un paquet. Je me suis vraiment investi dans une quarantaine de jeux. Chez moi, j’en ai trente-deux, la plupart terminés.
I : Le jeu empiète-t-il sur ta vie sociale ?
E : Pas réellement. Quand je rentre chez mes parents, les week-ends, j’ai mes entraînements de rugby et quelques sorties de prévues. Je joue en moyenne une dizaine d’heures. Pendant les vacances, entre 24 et 30 heures par semaine. C’est assez aléatoire. Mais une chose est sûre, ça reste tout de même occasionnel. J’essaie de privilégier ma vie sociale avant tout. Ce qui ne m’empêche pas, de temps en temps bien sûr, de tirer les volets et de passer ma journée les yeux rivés sur l’écran. En ce moment, je joue souvent à Scarface. Contrairement à beaucoup, je m’obstine, mais ne m’énerve sur un jeu que très rarement.
I : Si tu devais choisir, ce serait plutôt console ou PC, PS2 ou XBOX ?
E : Je joue un peu sur PC, pour les jeux de stratégie en réseaux. Pour moi, l’ordinateur reste assez limité, et surtout, je préfère nettement utiliser une manette que les touches du clavier.
En ce qui concerne la console, j’ai adopté la PS2. Elle propose des jeux plus intéressants. Physiquement, je n’apprécie pas la XBOX, je n’aime pas non plus sa manette, elle est beaucoup trop grosse et moins ergonomique. C’est peut-être aussi une question d’habitude, j’ai connu PS1 et PS2. En règle générale, je suis fidèle !
I : Alors, bientôt la PS3 ?
E : J’aimerai bien, mais elle reste encore chère. Je vais sans doute me l’offrir d’ici à un an ou deux. La PS3 symbolise une évolution sans précédent. Des jeux en Haute Définition, un espace de stockage incroyable, des graphismes surprenants…Bref, c’est « la » console de jeux à avoir.
Entretien : Marie Mendès
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