Expendables
Un coup d'œil à l'affiche suffit à comprendre : ces types-là sont des durs, des vrais, des tatoués. Gros biceps, gueules de l'emploi et, malgré tout, cœurs tendres. Agissant délibérément hors des sentiers battus, ils n'appartiennent à aucune organisation officielle, ne travaillent ni pour l'argent, ni pour la gloire et viennent seulement en aide aux cas les plus désespérés.
On imagine toutefois que la pléiade de vedettes, à commencer par Sylvester Stal-lone, Mickey Rourke ou Bruce Willis, ne sont pas venus juste pour l'honneur, ou pour le plaisir, interpréter ces malabars bien intentionnés. Armés jusqu'aux dents, remontés comme des horloges explosives, ces héros " testostéronés " vont régler leurs comptes aux mauvais génies et aux vilains de tout poil. Et ça va dégommer sec. Peu de neurones en action mais du muscle et de la poudre : la recette d'" Expendables " est simple comme bonjour : prenez des acteurs connus, ajoutez des hormones et des vitamines, saupoudrez d'effets spéciaux. Facile, à condition de bénéficier d'un budget conséquent. Pourquoi s'embarrasser avec un scénario lorsqu'on veut seulement épater la galerie et en mettre plein les yeux? Bernard Tapie parlerait peut-être d'un film " sévèrement burné ". Pourtant, sauf à confondre ce qui se trouve sous la chemise et dans le pantalon, cela reste à prouver.
Marc FRANÇOIS.
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