Galère routière
Les routes nationales (et départementales) permettent de sillonner la France plaisamment, en mêlant parfois l'utile à l'agréable. La semaine dernière, toutefois, rejoindre Limoges depuis Clermont par la RN141 prenait des allures de galère. Apparemment tout se présentait pour le mieux, avec une météo des plus clémentes. Première mauvaise surprise : dès l'arrivée dans le département de la Creuse, à hauteur de Mérinchal (là où un radar vous attend de pied ferme et d'un œil mauvais)) : route barrée pour d'inévitables travaux. Avec une déviation à la clef de 18 km sur des routes aussi bucoliques que tortueuses, par Crocq. Pas de quoi perdre sa bonne humeur, ni son latin mais l'horaire prévu en prenait un premier coup. La route initiale enfin retrouvée, le contretemps était oublié. Pourtant, à peine le temps de souffler et nouveau barrage à l'entrée de Bourganeuf. Nouveau tour gratuit, par monts et par vaux, avec 17 km pour le moins biscornus et un itinéraire très mal fléché. Évidemment, plus question de respecter l'heure du rendez-vous fixé à Limoges.
Biensûr, il eût été possible de relier la capitale limousine par l'autoroute, beaucoup plus rapide et tellement plus ennuyeux. Encore fallait-il être prévenu de ces deux déviations successives. Ne serait-il pas possible d'annoncer les travaux en amont sur les grands axes de circulation ? Sachant que les automobilistes sont les utilsateurs des routes mais aussi leurs financeurs.
M.F.
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