Gérard Besson " Ce qui m'intéresse, la réussite de l'élève "
Le recteur de l'Académie de Clermont-Ferrand a présenté la semaine dernière la rentrée 2010. Petit tour d'horizon…

Gérard Besson constate une stabilité des effectifs. 47 % des élèves auvergnats sont dans le Puy-de-Dôme.
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Effectifs stables. 224.883 élèves fréquenteront les établissements auvergnats, soit 153 de plus que l'an dernier. Le second degré voit ses effectifs augmenter de 0,65 %, et le premier degré diminuer de 0,42 % : " Malgré cette baisse, dix postes de plus d'enseignant des écoles ont été crées ".
Le privé en baisse. Une baisse des effectifs est constatée dans les établissements privés, avec, par exemple, 315 élèves de moins dans le second degré, contre 982 de plus dans le public. Parmi les raisons invoquées par le recteur, une scolarité " un peu plus chère ", la fermeture d'un établissement dans la Haute-Loire, et dans une moindre mesure, la récente affaire mettant en cause le directeur des établissements Godefroy-de-Bouillon. Cela " n'incite pas les familles à aller là où il y a des truands " a-t-il dit.
Rythmes scolaires. Une expérimentation de trois ans est mise en place dans les collèges Jules Romain d'Ambert, Charles Baudelaire et Gérard Philippe à Clermont-Ferrand. Elle consiste à proposer des cours le matin, et du sport l'après-midi. Gérard Besson se demande s'il faut légiférer sur cette question, étant donné que chaque enfant possède un rythme différent…
Illettrisme. Un poste de référent a été ouvert pour essayer d'endiguer ce fléau.
Internat. Une centaine de places est disponible dans le Puy-de-Dôme et l'Allier. Pour l'instant, il n'existe pas d'internat d'excellence à part entière, mais des réflexions sont en cours : " L'internat d'excellence sert aux jeunes qui ont un potentiel mais dont l'environnement ne les aide pas à avancer. Les banlieues ne sont pas les seules concernées. Des problèmes existent aussi dans la ruralité " a souligné le recteur.
Les petits collèges. Chiffres à l'appui, Gérard Besson a souligné qu'il n'y avait " pas de dynamisme pédagogique et peu d'émulation entre enfants " dans les petits collèges. Les grosses structures seraient donc préférables pour la réussite des élèves. " C'est ce qui m'intéresse " a insisté Gérard Besson. Il a précisait qu'on " ne fermait jamais de gaieté de cœur " un établissement, et que " tout était anticipé. "
Formation. Recrutés à bac + 5, les profs débutants passeraient brutalement du statut d'étudiant à celui d'enseignant. " Nous ne les lâchons pas dans la nature " a corrigé Gérard Besson. " Un professeur certifié fera 16h au lieu de 18, pour consacrer du temps à la formation tout au long de l'année. De plus, dans un premier temps, il n'effectuera qu'un demi-service ". Il a également précisé le rôle important du tuteur, et la présence d'outils d'apprentissage du métier. " S'il y a un bug, on le corrigera " a-t-il assuré.
Réinsertion. " Généralement, le renvoi d'un élève ne sert à rien. Dix perturbateurs peuvent empêcher un établissement de fonctionner. Nous menons un travail de fond pour voir s'il faut créer des établissements de réinsertion. "
Gens du voyage. Environ 900 élèves sont scolarisés dans le premier degré dans le Puy-de-Dôme et 350 en collèges. L'Auvergne serait en position d'" avant-garde " sur cette question, selon Luc Launay, inspecteur d'Académie.
Fermetures. Deux établissements ont fermé cette année : Saint-Louis Notre Dame de France au Puy-en-Velay, et le lycée général Monanges de Clermont-Ferrand. " Concernant le collège d'Ardes-sur-Couze, il ne s'agit pas d'une fermeture mais d'une non ouverture suite à la commission de sécurité " a précise le recteur.
Emmanuel THEROND
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