Gendarme réserviste, une force vive et passionnée.
Guillaume de Naeyer, Laurent Rauzier, l'un est étudiant en Master Sécurité Publique, l'autre avocat... Pourtant de cinq à trente jours par an, un même uniforme les réunit... Celui de la gendarmerie ! Ils sont tous les deux réservistes, respectivement gendarme-adjoint de réserve et sous-lieutenant de réserve.
Les deux hommes ont des parcours bien différents mais sont animés par la même volonté de servir le pays et la population ... " J'avais des amis dans la réserve et j'ai attendu d'avoir ma licence de Droit pour proposer ma candidature au Centre d'information et de recrutement de la gendarmerie nationale, raconte Guillaume de Naeyer. Après une préparation militaire de gendarmerie de deux fois sept jours, j'ai effectué ma première mission de deux jours avec la brigade à Pont-du-Château, dont un jour très mouvementé... " Pour Laurent Rauzier, l'un des plus anciens réservistes du département, la démarche fut tout autre. " J'ai accompli mon service militaire en 1994 au Peloton de Surveillance et d'Intervention de la Gendarmerie. Dans la foulée, j'ai signé " un engagement à servir dans la réserve ! " se souvient-il. En 15 ans, il a gravi les échelons et a une vision plus ample de la gendarmerie. " Aujourd'hui, j'ai plus de responsabilités notamment dans le domaine de l'Intelligence Economique, mais Je vais tout de même toujours sur le terrain avec les officiers. " Depuis la suspension du service militaire, la réserve a pris plus d'importance. Son objectif est d'appuyer les différentes uni-tés d'actives sans les remplacer. En effet, les gendarmes d'Active ont des qualifications particulières que n'ont pas les réservistes. Néanmoins, les misions de ces derniers sont aussi variées que celles des gendarmes de métier... Au programme : surveillance générale en patrouilles autonomes (avec pour chef généralement un ancien de l'arme) ou dans une patrouille d'active (deux gendarmes d'active pour un réserviste), sécurité routière (prévention et contrôle), encadrement des manifestations sportives comme le Tour de France par exemple... De plus, chacun d'entre eux suit des séances d'instruction régulières dont le tir et le maniement du bâton de protection télescopique. " Ce que j'apprécie le plus est d'être sur le terrain, ne jamais faire la même chose et la proximité avec les gens, confie Guillaume. "
Tout est basé sur le volontariat
"En 2009, les 212 réservistes du Puy de dôme ont réalisés 3500 missions dans le département" explique Laurent Rauzier, aussi président de l'association de la réserve opérationnelle du Puy de dôme. Sans parler de toutes les activités bénévoles comme les participations aux cérémonies... L'âge moyen des militaires de la réserve est de 31 ans et la répartition Hommes/Femmes s'effectue selon un pourcentage de 82% pour les hommes et de 18% pour les femmes. Toutes les catégories socioprofessionnelles sont représentées, à savoir : Etudiants : 38% - Salariés : 29% - Ouvriers : 17 % - Retraités : 10% - Fonction publique : 6 % - Professions libérales : 2 %. " La gendarmerie ne pourrait pas travailler sans la réserve " souligne le colonel Clerc commandant la gendarmerie du Puy-de -Dôme. " Il est vrai qu'il n'est pas évident de concilier la vie de réserviste et la vie civile, la vie sociale et la vie familiale...L'alchimie n'est pas facile à trouver " convient Laurent Rauzier. " Je suis très fier de faire découvrir, dans le milieu juridique des avocats, les missions de la gendarmerie et vice versa... Les échanges sont riches et fructueux ainsi je peux introduire dans la société civile la notion de défense mais aussi faire entrer dans l'armée des notions sociales. Ce lien Armée-Nation est primordiale dans une démarche civique et citoyenne " explique Laurent Rauzier. " Enfin, il ne faut pas s'engager pour la " gamelle ", sourit Guillaume, mais c'est une belle expérience sociale et professionnelle. "
Géraldine Maraval
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