Au musée municipal de l’Evêché
« La grue niche sur le toit »
Regards d’artistes contemporains sur le musée de l’Evêché
Exposition de Jean-Pierre Valette
« SCULPTURE »
Du 4 octobre au 4 novembre 2007
Depuis début juillet, le musée de l’Evêché, qui s’apprête à tourner une page décisive de son histoire, propose un cycle d’expositions intitulé « La Grue niche sur le toit ». Ce titre humoristique renvoie naturellement aux travaux de réaménagement du musée (et notamment à la présence d’une grue de chantier dans la cour d’honneur) mais évoque également la « hauteur de vue » demandée aux artistes pour aborder ce projet. Six d’entre eux, d’expressions diverses, offrent avec la plus grande liberté, leur regard inédit sur le musée et ce jusqu’au mois de décembre 2007.
Du 4 octobre au 4 novembre 2007, ce cycle d’expositions se poursuit avec les sculptures contemporaines de Jean-Pierre Valette, artiste qui vit et travaille en Limousin.
« Sculpture » présente d’imposantes oeuvres en métal et plâtre où Jean-Pierre Valette a travaillé la mémoire des formes.
« Les formes rondes donnent à penser, ce qui est déjà quelque chose. Lorsque nous sommes confrontés de but en blanc à une forme ronde, rares sont ceux qui ne ferment pas les yeux. Nous ne leur jetterons pas la pierre, celle-ci étant trop lourde pour nos petits muscles meurtris par tant de beaux mouvements gracieux.
Peut-être passerons-nous un moment à observer les aspérités, les anfractuosités du cailloux et tout le boulot qui serait à mettre en place pour ramener à nos moutons cette forme imparfaite. Peut-être ce détour peut-il sembler étrange mais la confrontation à une forme ronde nous pousse instantanément à tourner autour du pot, ce qui n’est pas un mauvais angle d’attaque.
La digression est à la forme ronde ce que la poésie est à la dialectique. Je le dis parce que je l’ai lu dans un livre un jour où je tentais d’échapper à l’attraction irrésistible d’une forme ronde particulièrement agressive. De là à penser que la forme ronde nous pousserait à l’autodestruction, il n’y a qu’un pas.
Plusieurs pas plus tard, accompagnés de mouvements des bras et de quelques torsions du bassin, notre respiration est saccadée, notre cœur bat de manière désordonnée et nous n’aspirons qu’à un peu de repos. Confortablement installés sur quelque pouf tombant à pic, nous ouvrons les yeux. La forme ronde est là, silencieuse qui nous attend. Nous sommes maintenant à sa merci. » Marc Guillerot – auteur.
Renseignements au 05 55 45 98 10
museveche@ville-limoges.fr
Tous les jours, de 10h à 12h et de 14h à 18h
Entrée libre |