Fin 2008 : Toute l’Auvergne en haut débit
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René Souchon, président du Conseil Régional d’Auvergne, entouré des présidents de Conseils Généraux du Cantal, de la Haute-Loire, du Puy-de-Dôme et de l’Allier, a signé un partenariat public-privé avec France Telecom.
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L’Auvergne n’est pas en avance sur la question du transport ferroviaire, mais elle l’est en matière d’accès à Internet. Un partenariat public-privé, signé il y a quelques jours à Vulcania par René Souchon, président du Conseil Régional d’Auvergne, Didier Lombard, président de France Télécom et Bruno Janet, directeur des relations avec les collectivités locales de France Télécom, devrait en effet permettre de résorber les dernières carences du territoire en haut débit : ainsi, 99,6 % des lignes téléphoniques y auront accès dès la fin de l’année 2008, faisant de notre région une des premières de France en taux de couverture de la population.
Sur les 338 communes qui se trouvaient en zone d’ombre, 298 bénéficieront du déploiement de l’Internet rapide. Les autres ? 18 en seront privées, en tout cas pour l’instant, du fait de leur faible densité de population, et 22 suivront l’évolution normale du réseau France Télécom. De plus, il faut noter que 405 lignes téléphoniques ne seront pas éligibles au haut débit en raison de l’éloignement des infrastructures. C’est peu en comparaison de l’ensemble de la population, mais René Souchon a promis qu’il ferait quelque chose pour ces… 0,4 % d’exclus.
Ces investissement induiront deux autres effets positifs : la montée en débit de quelques 35.000 lignes, et des possibilités de raccordement direct sur fibre optique, qui permettront d’accélérer l’arrivée du très haut débit en Auvergne, au départ pour les entreprises, et les bâtiments publics. Quant aux communes de l’ombre, 85 % bénéficieront pour l’instant d’un débit d’au moins 2Mb/s, et 77 % d’un offre entre 8Mb/s et 20 Mb/s. Techniquement, ce progrès est rendu possible par l’installation sur le territoire de 289 « très petits sites techniques » (TPST), qui permettront aux clients - et c’est une bonne nouvelle - de choisir leur fournisseur d’accès à Internet, ce qui n’est pas forcément le cas dans d’autres communes françaises, où seul l’opérateur historique règne.
Ce partenariat public-privé a été initié en 2005 par le Conseil Régional et les quatre Conseils Généraux d’Auvergne. L’offre de France Télécom a été retenue à l’issue d’une consultation et d’un dialogue compétitif entre plusieurs candidats. Le budget total de cette opération s’élève à 38,5 millions d’euros ht sur dix ans, dont 22,4 millions d’euros d’investissement. L’Etat participe à hauteur de 4,8 millions d’euros, l’Europe 10 millions d’euros, et 24,8 millions d’euros sont répartis à parité entre la Région et les départements de l’Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy de Dôme. Serait-ce la fin de la fracture numérique ? On peut le penser. « C’est un moment historique. Quand l’Auvergne fédère ses forces, elle est capable d’innovation. De beaucoup d’innovation… » s’est félicité René Souchon.
Emmanuel Thérond
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