Cyclisme le 21 octobre : La « Gentleman Hubert Fraisseix »
1962-2007 en trois photos ! : l'ACCB de Coussac-Bonneval organise, le 21 octobre, la « Gentleman Hubert Fraisseix » pour fêter les soixante-dix ans de ce cycliste qui couru deux ans chez les pros de l'équipe Mercier avec Raymond Poulidor… (Photos © DR)
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L'ACCB de Coussac-Bonneval organise, le 21 octobre, la « Gentleman Hubert Fraisseix » pour fêter les soixante-dix ans de ce cycliste qui couru deux ans chez les pros de l'équipe Mercier avec Raymond Poulidor. Rencontre avec celui qui l’a inspirée…
INFO.- Comment avez-été recruté par Mercier en 1962 ?
HUBERT FRAISSEIX.- C'est grâce à Raymond Poulidor, mon copain d'enfance, qu'Antonin Magne, directeur sportif de Mercier, m'a engagé comme professionnel. Il hésitait à me prendre. En 1961, j'avais gagné le Prix du Macau à Eymoutiers devant Geldermans et Charlie Gaul. En 1958 j'avais fini 2ème du Championnat de France des Indépendants. Puis je suis parti vingt-huit mois au service militaire dont quatorze en Algérie. Je suis rentré avec une jaunisse et le paludisme. Cela m'a handicapé pour la suite de ma carrière. Sans cela j'aurai fait une carrière plus longue chez les pros avec un palmarès plus riche. Pour ma première année chez les pros, j'ai gagné les Prix de La Trimouille, Toulx-Sainte Croix et Squiffiec, j'ai fini 2ème du Grand Prix de Nice, 3ème de l'Etoile du Léon, 6ème de Bordeaux-Saintes, 8ème de Gênes-Nice et j'ai gagné le Prix de Mensignac. En 1963 j'ai gagné le Prix de La Trimouille devant Poulidor et j'ai fait 6ème à Antibes et Monaco.
« je me suis installé à mon compte fin 1967. Je me suis spécialisé dans le déménagement en 1977 et j'ai ouvert un garde meubles en 1987. Mon fils Sébastien a repris l'entreprise il y a cinq ans… » (Photo © DR)
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I.- Quarante-cinq ans après avez-vous des regrets ?
H. F.- J'aurai pu passer professionnel plus tôt, en 1958, et j'aurai fait carrière. A l'époque je travaillais à la tannerie Bastin, à Saint-Léonard, et je m'entraînais le soir. Pendant une semaine je ne suis pas allé travailler. J'avais décidé de faire carrière dans le vélo. Le dimanche j'ai couru le Prix d'Ahun. J'étais échappé avec dix minutes d'avance et la victoire assurée lorsque mon pédalier s'est brisé m'obligeant à abandonner. Ma mère m'a fait la leçon, le soir, disant que le vélo était trop aléatoire. Et le chef de la tannerie m'a rappelé. Ma carrière a basculé ce jour là. Après mes deux ans chez les pros, j'ai couru en amateur de 1964 à 1967. Je travaillais six mois l'hiver aux Transports Boissou et je courais six mois l'été. J'ai signé une quarantaine de victoires en 1ère catégorie chez Peugeot et Flandria. Sur les conseils de mon patron, je me suis installé à mon compte fin 1967, je livrais des colis pour le Sernam, en sous-traitance pour la Compagnie Centrale de Camionnage. Je travaillais de 5 h à 20 h, 7 jours sur 7 pour payer le crédit du camion. J'ai vendu ma voiture pour acheter un second camion l'année suivante et après, j'ai acheté un camion par an et embauché des ouvriers. Je me suis spécialisé dans le déménagement en 1977 et j'ai ouvert un garde meubles en 1987. Mon fils Sébastien a repris l'entreprise il y a cinq ans. Il possède 12 camions, 3 monte meubles, et 3 gardes meubles de 4000 m².
« C'est grâce à Raymond Poulidor, mon copain d'enfance, qu'Antonin Magne, directeur sportif de Mercier, m'a engagé comme professionnel… »
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I.- Comment va se dérouler cette « Gentleman » ?
H. F.- Jean-Pierre Guy travaille sur cette Gentleman depuis dix mois. Cela fait seulement deux semaines que je suis au courant ! Le contre-la-montre débutera à 14h30 sur un circuit de 9,6 km, avec un jeune coureur associé à une ancienne gloire du vélo. Poulidor sera là avec Valentin Huot, mes anciens équipiers de Mercier et Jean-Pierre Guy prépare des surprises... La course est ouverte à tous, filles et garçons, à partir de 18 ans. Je serai sur le vélo bien que j'ai arrêté les courses UFOLEP depuis un an sur une dernière victoire à Bonnat. Cette journée va me rappeler des souvenirs de jeunesse...
Propos recueillis par
Corinne Mérigaud
Contact : Jean-Pierre Guy, tél : 05.55.58.36.66 (6€/coureur)
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Un beau palmarès
- 2ème du championnat de France indépendant en 1958
- Premier à Eymoutiers devant Gaul en 1961
- Vainqueur du prix de La Trimouille en 1962
- Vainqueur du Prix de Toulx-Saint-Croix en 1962
- Vainqueur du prix de Squifflec en1962
- 2ème du Grand Prix de Nice en 1962
- 3ème de l’Etoile de Léon en 1962
- 6ème de Bordeaux-Saintes en 1962
- 8ème de Gênes-Nice en 1962
- Vainqueur du Prix de Mensignac
- Vainqueur du Prix de La Trimouille 1963 devant son « copain d’enfance » Raymond Poulidor, comme à Sauviat en 1956
- 6ème du Grand Prix d’Antibes en 1963
- 6ème du Grand Prix de Monaco en 1963
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