97% du territoire de l’Allier couvert par le haut débit
LE pacte avait été conclu en 2005. France Télécom s’était engagé auprès du Conseil Général à déployer le haut débit sur l’ensemble du territoire du département. C’est désormais chose faite. L’ouverture des nœuds de raccordements abonnés (NRA) de Autry-Issards, Biozat, Couleuvre et Valigny, permettant de relier les foyers à l’ADSL, au début de l’année 2007, a marqué l’aboutissement des travaux. Aujourd’hui, donc, 97% de la population de l’Allier a accès à l’ADSL et 86% accède à un service haut débit de 2 méga bit par seconde. 92% des territoires ruraux sont reliés au haut débit. Si à la fin 2003, 16 NRA permettaient à 58% de la population d’accéder à Internet, désormais, 159 NRA sont ouverts à l’ADSL.
« Offrir aux bourbonnais l’accès aux technologies de l’information et de la communication est l’un des premiers enjeux que le Conseil Général s’est fixé, il y a de nombreuses années. Cet enjeu était nécessaire pour assurer l’attractivité et le développement de notre territoire. Aujourd’hui, l’Allier est le département auvergnat le mieux desservi en Internet Haut Débit, avec 97% de la population couverte. », se réjouissait Gérard Dériot, président du Conseil Général, lors d’une conférence de presse organisée avec France Télécom.
Très haut débit pour les entreprises
En deux ans, l’opérateur téléphonique a non seulement raccordé une majeure partie de la population au haut débit, mais a également agi pour les entreprises. Ainsi France Télécom propose aux entreprises de l’Allier une offre à 2 Méga, en tous points du territoire, que la zone soit ou non éligible à l’ADSL. Un accès au très haut débit (jusqu’à 100 Mega et au-delà) est proposé aux entreprises des zones d’activité économiques les plus importantes, à des tarifs avantageux. Les ZAE de Pasquis-Dunlop et Blanzat-Le Parc Rive Gauche à Montluçon ont accès au très haut débit depuis fin 2005. Celle d’Yzeure Cap Sud depuis janvier 2007.
« Pour l’ensemble de ces aménagements, France Télécom a investi 7 millions d’euros sur trois ans. Sur ce laps de temps, nous avons résolu la fracture numérique qui existait sur ce territoire. », précisait Bruno Janet, conseiller spécial du président du groupe France Télécom et directeur des relations avec les collectivités locales.
Développer les usages
En confiant ces installations à France Télécom, le Conseil Général avait choisi de consacrer ses moyens au développement des usages des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Atelier des TIC, tourisma’TIC, visioguichets, guide touristique par satellite, développement de sites internet, cyber centre culturel, expérimentations numériques dans les collèges,… les usages expérimentés par le Conseil Général sont déjà nombreux. L’institution départementale et France Télécom travailleront désormais ensemble sur ce point. La création d’un comité stratégique de développement des services innovants prolongera le comité de pilotage de déploiement des infrastructures. Ce comité aura pour objectif le développement de nouveaux services, permis par le déploiement du haut débit, dans l’enseignement, la santé, la présence et l’accès aux services publics, l’information des citoyens, la sécurité, l’E-administration, le tourisme, l’environnement et le développement durable.
Pour que le département suive l’évolution très rapide du secteur des nouvelles technologies, Gérard Dériot a souhaité que France Télécom s’engage « pour que tous les bourbonnais disposent rapidement d’une vitesse de connexion égale à 2 Méga ».
Cindy ROUDIER
|
Et pour les 3% restants ?
68 communes du département n’ont pas encore accès au haut débit. Pour ces habitants possédant une ligne trop éloignée du nœud de raccordement, le Conseil Général a décidé de financer l’implantation de technologies alternatives, du type Wifi, Wimax, ou encore NRA zones d’ombre (technologie en cours d’expérimentations par France Télécom). En décembre 2005, une convention passée avec les quatre départements d’Auvergne et le Conseil Régional, va permettre d’alléger le poids financier de cette opération. Le Conseil régional est désormais garant de la réalisation du programme régional de résorption des zones blanches résiduelles. L’Etat et l’Europe participeront également à ce dispositif. Le Département interviendra tout de même à hauteur de 3 millions d’euros.
|
|