Il était une fois…Arthur Ténor.

Arthur Ténor ou Christian Escaffre ? Ecrivain ou consultant-formateur en entreprise? Pendant un temps, il a essayé de conjuguer les deux, mais Arthur a pris le dessus et progressivement Christian a disparu. Aujourd’hui, c’est Arthur Ténor qui est connu des libraires, des éditeurs et des enfants, et il ne s’en plaindra pas.
ARTHUR Ténor ne joue pas de la voix, mais manie la plume. Douce, svelte, parfois rugueuse et agressive, elle glisse langoureusement sur le papier, aussi facilement que ses doigts sur le clavier.
Durant ses jeunes années, les pages de ses cahiers se noircissaient jour après jour, donnant naissance à des romans et des polars pour adultes. L’inspiration sans limite, l’encre coulait à flot, propre à nourrir de noirs desseins et des personnages mystérieux.
Plusieurs manuscrits en poche, l’auteur Bourbonnais arpentait les couloirs des maisons d’édition, à l’affût de l’éditeur qui lancerait enfin sa carrière d’écrivain notoire. Rien n’y fit !
Puis un jour, frappé par un éclair de génie, il envoya un de ses fameux manuscrits chez Disney. « Je me suis dit, « Après tout, pourquoi pas ? » Je n’ai rien à perdre. Et là, le choc ! J’ai pris un sacré coup dans l’estomac. Mes interlocuteurs m’ont conseillé de changer de voie et d’écrire des livres pour enfants. Selon eux, mon écriture leur conviendrait mieux. Alors, par curiosité, j’ai feuilleté les romans « jeunesse » et c’est devenu tellement évident. C’était exactement ce qu’il me fallait. »
Doté d’un don incommensurable pour la fiction, pendant longtemps, son subconscient ressemblait à un vrai champs de bataille où guerroyaient des fées et des lutins, des détectives privés attachants, des voyageurs de l’imaginaire…Comme un puits sans fond, son esprit accueillait depuis des années tous ces personnages sans histoire et les emprisonnait au royaume des oubliettes.
Il se mit donc à taquiner le papier de sa nouvelle plume destinée aux enfants et fit naître tous ces héros fantastiques. Dès lors, sa carrière fut lancée, il publia roman sur roman, toucha à tous les genres, policier, historique, héroïque fantastique…Aujourd’hui, ce sont plus de soixante-dix romans pour les 7 à 15 ans qui habillent les rayons des libraires et des bibliothèques, et ce n’est que le début.
« Mon premier roman « Le labyrinthe du chevalier de Montbrisac » a été publié aux éditions Du Cerf, le premier de la série Vandor détective. J’ai écrit beaucoup de séries. Quand j’étais petit, mon enfance a été bercée aux rythmes des séries, des sagas en tous genres, ça m’a beaucoup marqué. Mais je ne me limite pas à ce type d’ouvrages. Je touche un peu à tout. Certains thèmes me parlent plus que d’autres. Je suis plutôt spontané. Dès que j’ai une idée, je saute dessus. »
Un rythme soutenu.
Cet ancien professionnel du marketing direct travaille intensément, chaque jour, afin de livrer en temps et en heure ses romans désormais attendus avec impatience.
« C’est un vrai plaisir instinctif d’écrire, confie-t-il. Je n’ai pas l’impression de me mettre au travail. Quand j’ai une idée, je la note tout de suite. Alors, je ne peux pas m’empêcher d’y apporter quelques détails. Et comme j’ai envie de voir ce que ça va donner, je me plonge un peu plus dans l’écriture…Je suis comme habité d’une passion. Mais, j’avoue qu’il faut parfois aussi se faire violence pour respecter un programme. Je m’astreins à un certain rythme. » Comme un cycle sans fin, il travaille beaucoup pour publier beaucoup et vice versa.
Depuis peu, Arthur Ténor arrive à vivre pleinement de sa passion. « J’ai réalisé un rêve que j’avais depuis mes 18 ans. Pendant un temps, j’ai concilié rêve et réalité, je m’adonnais à ma passion tout en ayant la sécurité de l’emploi. Je me suis construit progressivement une carrière et depuis deux ans, je suis auteur à temps plein. »
Un métier qui n’est pas tant éloigné de son ancien poste. « Dans le marketing, il faut savoir maîtriser la langue, faire passer un message avec des mots percutants. Quand j’écris des romans, c’est pareil, surtout pour les enfants. Il faut créer des émotions, des images, en utilisant des mots clés. Les enfants doivent entrer immédiatement dans l’histoire et il ne faut pas les perdre. La jeunesse est un public très exigeant. »
L’auteur Bellerivois relève ainsi à chaque écriture un nouveau défi. Son public, très critique, le reçoit d’ailleurs régulièrement sur ses bancs. Arthur Ténor intervient dans les milieux scolaires à travers divers ateliers d’écriture, afin de faire découvrir à ses jeunes lecteurs un univers littéraire passionnant et leur transmettre un savoir.
Depuis le début du mois, les lecteurs d’Arthur Ténor peuvent feuilleter les nouvelles aventures de Thédric Tibert. Le héros futuriste part pour un deuxième voyage extraordinaire dans un infinimonde de l’imaginaire où il devra affronter des insectoïdes répugnants et les « militiens » de l’Empereur aux côtés de ses nouveaux amis Elise, Rorjak et Hélias.
Marie Mendès
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Thierry Humbert est un ami de très longue date d’Arthur Ténor. Avant de devenir illustrateur numérique à succès, il travaillait dans le financement des formations professionnelles en entreprise. Malgré son penchant pour les arts graphiques, il n’est venu que tardivement à l’illustration numérique. Il signe ici les couvertures des « Voyages Extraordinaires » d’Arthur Ténor, aux éditions Plon.
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