« Le châtaigner du Petit Jo », de Monique Devez-Vallienne

JO, comme Joachim, a perdu la parole à la suite de la mort de sa mère. L’enfant, déjà orphelin de son père, se mure dans un silence complet. Son grand-père paternel, Léon Blanchet, va s’occuper de lui. Dans la France de 1870, le vieil homme s’acharne à redonner le goût de la vie à l’enfant… Avec ses mots tendres, ses postures pleines d’inexpérience, mais guidées par son instinct profond, il va réussir et Jo pourra entamer une nouvelle vie, inattendue.
Monique Devez-Vallienne restitue avec doigté l’évolution des troubles de l’enfant, jusqu’à la guérison. Elle situe l’action de cette belle histoire à Marcolès, un village médiéval situé dans la Châtaigneraie cantalienne, à l’époque de Napoléon III. Un émouvant récit mettant en présence un grand-père et son petit-fils, dans un face à face où la complicité de deux êtres, et la patience, finissent par l’emporter.
Et le lecteur apprendra qu’une baguette de sureau adroitement taillée pour devenir un sifflet, fait plus pour la guérison du jeune malade, que la médecine de l’époque, où l’exposition à de saintes reliques…
« Le châtaigner du Petit Jo », de Monique Devez-Vallienne, est paru aux éditons Lucien Souny.
J-J.A.
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