« L’homme sans âge » : délicat exercice

L’histoire :
1938 en Roumanie. Dominic Matei, un vieux professeur de linguistique, est frappé par la foudre et rajeunit miraculeusement. Dès lors, il s’attelle avec ardeur à une mission : rechercher les origines du langage. Un labeur qui va attirer l’attention d’espions nazis, d’une part, d’agents américains, également et va, bientôt, l’obliger à fuir…
Notre avis :
exercice très délicat que celui tenté par Francis Ford Coppola à l’occasion de « L’homme dans âge ». Délicat et périlleux car le long- métrage oscille en permanence, en un équilibre précaire, entre la dimension fantastique et le récit philosophique. Coppola, maître à filmer, s’appuie sur un texte de Mircea Elliade. Un texte subtil dont on se doute qu’il est difficile à mettre en image. Deux mondes, en effet, s’entrecroisent ou se chevauchent : un temps réel- situé à la veille de la deuxième guerre mondiale, un autre, imaginaire, puisé à l’esprit du personnage principal. En dépit de ces obstacles, le réalisateur parvient à livrer une œuvre énergique et plutôt séduisante. Une œuvre qui s’appuie d’abord sur une mise en scène habile et des images superbes. Et bénéficie aussi des prestations d’acteurs de Tim Roth, remarquable dans le rôle du professeur, et d’Alexandra Maria Lara, omniprésente à travers trois personnages distincts et pourtant identiques. Au total, un film singulier et puissant…
Marc FRANÇOIS.
 
|