Mazda 2 : Mignonne nippone
la nouvelle Mazda 2 est plus compacte et plus basse que la précédente. Une démarche rare et osée de la part du Japonais
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LA nouvelle Mazda va à l’encontre de la tendance générale qui fait qu’un nouveau modèle est toujours plus vaste, plus haut et plus lourd que celui qu’il remplace. La nouvelle Mazda 2 est un peu plus courte que la précédente (3,89 m), plus basse de 6 cm et surtout plus légère de 100 kilos avec 950 kilos. Avec quatre personnes à bord, Mazda prétend que la 2 pèse le poids d’une 207 à vide. Le résultat est étonnant.
Jolie à regarder
Il suffit d’observer les deux générations de Mazda 2 l’une à coté de l’autre pour comprendre que les philosophies ne sont plus, du tout, les mêmes. Autant l’ancienne proposait des lignes sages et du facile à vivre, autant la nouvelle joue la séduction et la mode. Avec sa silhouette cunéiforme tendue mais dynamique, elle donne l’illusion du mouvement même à l’arrêt. Il est certains que ses formes musclées exposées aux coups de portes et de pare-chocs dans les parkings exigeront de passer par l’option protections latérales. Certes, l’accessibilité est moins bonne que sur l’ancienne car la courbure très prononcée de l’angle du pare-brise exige de baisser la tête pour se glisser à l’intérieur. Mais, l’habitacle est vaste pour une voiture de ce gabarit et le coffre à bagages est d’un honnête volume avec 250 dm3. Si les vides poches sont nombreux et la planche de bord sympathique à regarder, l’habitacle n’offre pas la présentation cossue de ses concurrentes européennes. On sent au niveau du détail que tout a été étudié pour diminuer le poids et serrer les coûts. Cela n’empêche pas à la voiture de respirer la robustesse et que sa carrosserie aux tôles élastiques totalise cinq étoiles aux normes EuroNCP.
Avec sa silhouette en coin, la voiture ne manque pas d’allure. Hélas, les montants très inclinés gênent l’accessibilité aux places avant.
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Douceur et silence
Lors de sa prise en main, la Mazda 2 étonne par son agilité et la douceur de sa conduite. Sa direction légère mais précise permet à cette voiture d’enrouler avec gourmandise les virages. Un plaisir un peu oublié sur nos véhicules actuels plus patauds. Pour une citadine, elle affiche un silence de fonctionnement rare notamment au ralenti où il est fréquent de tenter un coup de démarreur, moteur en route. Son petit discret 4 cylindres essence est proposé avec deux cylindrées au choix. Le 1350 cm3 à distribution variable sensée accroître la souplesse à bas régimes, est décliné en 75 ch ou 86 ch tandis que le 1500 cm3 avoue 103 ch. Certes 75 ch ce n’est plus beaucoup mais comme la voiture est légère, la vitesse (168 km/h) et les relances sont bonnes d’autant que la commande de boîte est un vrai régal, la consommation reste basse (6 litres) et ça coule de source, les émissions de pollution sont parmi les plus faibles de la catégorie. Rien à dire sur le freinage honnête, la direction agréable ni sur la suspension plutôt confortable. Bientôt une motorisation 1400 diesel HDI d’origine PSA en version 68 ch puis 90 ch devrait compléter la gamme. Mais, il faudra attendre quelques mois encore.
Le coffre a un peu perdu de sa capacité mais avec 250 litres il reste dans une bonne moyenne. Il est équipé d’un casier de rangement sous le tapis qui masque une roue galette.
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Trois finitions au choix
Parmi les trois types de finition proposés, la médiane baptisée Elegance semble être la plus attirante pour le consommateur et aussi le constructeur. Plus coûteuse de 1300€ que l’Harmonie trop dépouillée et moins chère de 1440€ que la Performance obligatoirement créditée du 86 ch, l’Elégance s’enrichit d’une climatisation manuelle, quatre airbags, une banquette rabattable 40/60, rétroviseurs chauffants, jantes de 15. Quelques options et accessoires permettent de personnaliser sa voiture contre une somme raisonnable notamment une peinture mica.
Avec des tarifs qui s’articulent de 11500€ à 14 900€, légèrement inférieurs à ceux de la concurrence hexagonale la Mazda 2 est une heureuse surprise. Elle marque la rupture avec les précédents modèles déjà entamée avec la Mazda 6. Gaie, pimpante, facile à vivre, elle devrait séduire madame autant que monsieur. Outre sa garantie de trois ans, ce dernier appréciera certainement que la réputation de robustesse dont bénéficie Mazda ne soit pas qu’un simple argument publicitaire.
Patrice Vergès
| Plus : agilité de conduite, légèreté, prix mesurés, sobriété, garantie |
| Moins ; carrosserie exposée, instrumentation succincte, équipement pauvre. |
Le gros défaut de la Mazda 2 est son manque de protection de ses boucliers et flancs de porte. Il faut passer par la case accessoire !
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Le levier de vitesse tombe sous la main. Un régal !
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La présentation est pimpante mais les plastiques manquent un peu de velouté au doigt et à l’œil
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L’instrumentation est réduite à son minimum. Plutôt qu’un gros et inutile compte-tours, on préférerait une jauge et une montre permanentes. |
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