Dédramatiser la mammographie

PEUR de l’examen, crainte du résultat, manque de temps,… Pour vaincre les réticences des femmes face au dépistage du cancer du sein, l’Abidec (Association Bourbonnaise Interdépartementale de Dépistage des Cancers) et l’Ardoc (Association Régionale des Dépistages Organisés des Cancers), en partenariat avec l’assurance maladie, la DRASS et la Ligue contre le cancer, viennent de réaliser un film intitulé « Le dépistage organisé du cancer du sein en Auvergne ». Le rôle de l’Abidec et de l’Ardoc est, en effet, d’inviter les femmes auvergnates de 50 à 74 ans à effectuer gratuitement une mammographie chez le radiologue de leur choix, et cela tous les deux ans.
« Le taux de participation au dépistage, suite aux courriers que nous envoyons, atteint 56,3% en Auvergne. Nous sommes au-dessus de la moyenne nationale qui est de 49,3%, mais encore largement en dessous des indicateurs européens qui fixent un objectif de 70%. Il est important de dédramatiser l’acte de dépistage du cancer du sein. Nous voulons faire comprendre que s’il y a quelque chose, il vaut mieux le savoir tôt. De cette manière, la patiente met toutes les chances de son côté pour guérir. C’est pourquoi, nous avons réalisé ce film. », explique Laetitia Jourde, responsable administratif de l’ABIDEC.
Pour le dédramatiser, ce film montre le processus de dépistage et en détaille les grands principes, de l’invitation jusqu’à la réception des résultats, en passant par le déroulement de la mammographie et de l’examen clinique. « Pour plus de proximité, nous avons absolument voulu que ce soit des femmes de la région qui participent. Ce ne sont pas des comédiennes, mais des personnes qui ont été confrontées au dépistage. », détaillent Laetitia Jourde et Jospeh Puvinel, le médecin coordinateur.
Dès le début de l’année, ce film sera projeté dans les zones où les femmes sont moins réceptives à l’importance d’un dépistage, en partenariat avec l’association des Aînés Ruraux et les assistantes sociales officiant sur ces secteurs.
C. R.
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