« Les chemins de la communale », d’Antonin Malroux
AH, qu’il est bon le Cantal des années cinquante, tel que le fait revivre Antonin Malroux… Pour son dixième roman, « Les chemins de la Communale », l’auteur nous emmène sur les bancs avec les écoliers, à quelque temps du passage du certificat d’études. Toute une époque que certains aimeraient bien revivre…
Mais ce roman évoque aussi la période trouble de la fin de la seconde guerre mondiale. Une forte somme d’argent a disparu à l’issue d’un parachutage. De quoi jeter l’opprobre sur toute une famille, qui n’en réchappe à l’époque qu’en raison de son « bon » comportement durant l’Occupation. Cependant le doute subsiste. La famille est surveillée, épiée, de graves malveillances sont commises. On salue ces gens de loin, et les années n’effacent rien. Un jour pourtant, la petite fille de 1944 se souvient de « sa poupée » tombée du ciel, qu’elle a aussitôt dissimulée dans le trou d’aération d’une soupente où personne ne va jamais. Et les parents ne savaient pas…
Avec cette belle histoire dont l’intrigue est habilement menée, Antonin Malroux célèbre aussi le Cantal de son enfance ! Avec une grande sensibilité, l fait revivre ces hameaux alors encore habités, ces chemins où raisonnaient les pas des générations qui se croisaient, et des amours en herbe qui courraient follement vers leurs premiers émois.
« Les chemins de la communale », d’Antonin Malroux, paru aux éditions Albin Michel.
J-J.A
|