Le Kangoo voit grand
Long de 4,21 m, le nouveau Kangoo est beaucoup plus massif que le précédent
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LE Renault Kangoo actuel tire sa révérence sur un succès qui a dépassé les prévisions les plus optimistes puisque 2,3 millions ont été fabriqués en 9 ans. Le Kangoo n’a pas été seulement un utilitaire puisque sa praticité a aussi séduit les familles. Cette nouvelle version va encore plus loin en terme d’habitabilité et de modularité que la précédente. D’ailleurs, Renault espère en vendre la moitié aux pères de famille. Aussi, c’est en bon père de famille que nous l’avons essayé.
Deux portes coulissantes
Beaucoup plus massif que le précédent, il avoue 18 centimètres supplémentaires en longueur et surtout 15 en largeur, bâti sur la base plus ambitieuse du Scénic et non de Clio comme le précédent. Il est évident que les cinq passagers qu’il accueille sont les grands gagnants de cette générosité. Trois personnes rentrent aisément à l’arrière avec un bon volume pour les jambes alors que le coffre géant de 600 litres peut grimper à 1300 sous pavillon et jusqu’à 2800 litres si on abaisse la banquette arrière désormais 40/60.
Plus haut que l’ancien, ses larges portes facilitent l’accès à bord. Ses barres de toit modulables peuvent se transformer en galerie
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Autre point fort conservé du Kangoo précédent avec ses portes latérales coulissantes qui s’ouvrent facilement sur une longueur de plus de 63 cm. Elles facilitent l’accès à bord d’autant que ce gros et gras bébé mesure tout de même 1,80 m de haut et surtout améliorent notoirement la sortie dans les parkings étriqués. Les vitres de ces portes à commandes électriques optionnelles se baissent ce qui aussi fort agréable. Inutile de préciser que Kangoo n’est pas avare en rangements divers, boîte à gants, capucine de toit, etc. On peut poser un bloc-note sur la planche de bord ainsi que de menus objets (téléphone, stylo, GPS portable) dans de nombreux rangements dédiés.
Renault a beaucoup travaillé l’acoustique, le silence à bord et l’aérodynamique. Sans concurrencer une Mercedes Classe S, l’engin est plutôt silencieux malgré ses épais rétroviseurs dévoreurs en Cx. Par rapport à l’ancien, Renault annonce une réduction des bruits de 50%. Si les plastiques sont quelconques, ils sont faciles à entretenir d’un coup d’éponge. En fait, nous sommes plus proche de l’univers d’une automobile que d’un utilitaire.
Il faut grimper au troisième niveau de finition baptisée Privilège pour bénéficier de la climatisation, de la deuxième porte coulissante ( dès Expression) et de quelques gadget. La version de base ne reçoit que le minimum syndical sauf en matière de sécurité puisque l’ABS, l’AFU, la direction à assistance variable et les quatre freins à disques et les airbags sont communs à toutes les versions.
Les deux portes coulissantes à partir de la finition Expression facilitent la sortie surtout dans les parkings
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Quatre moteurs
L’engin a aussi forci puisqu’il accuse 1400 kilos à vide et certainement bien 1800 lors du départ en vacances. C’est beaucoup. Rassurez-vous, même s’il reste pataud dans ses réactions, il a hérité des qualités dynamiques du Scénic avec une suspension qui porte bien, une prise au roulis assez réduite malgré un centre de gravité haut placé et un freinage puissant ainsi qu’une bonne ergonomie pour son conducteur puisque toutes les commandes tombent idéalement sous ses mains.
Quatre motorisations se cachent au choix derrière ses gros yeux malicieux. Trois diesels et un essence. Le 1500 Dci bien connu chez Renault est proposé en trois puissances s’articulant de 70 à 105 ch. Ce dernier assez brutal du type tout ou rien surtout à vide semble être un moins bon compromis pour un usage de bon père de famille que le 85 ch qui a le mérite de coûter 700€ de moins. Mais, c’est la conduite du 1600 essence 105 ch qui m’a semblé la plus agréable. Plus silencieux, plus doux, il s’avère moins coûteux de 1700 € que le dCI 105 ch il est vrai équipé d’une boîte à 6 rapports. C’est la mécanique à conseiller pour un père de famille qui parcoura 10 000 kilomètres par an. Calculez le temps qu’il faudra pour amortir 1700 € supplémentaires de carburant en sachant qu’il faut compter une surconsommation moyenne de 2 litres supplémentaires aux 100 soit environ 8 litres contre 6 litres pour le dCI.
Renault annonce une hausse mesurée de moins de 2,5% avec l’ancien avec des tarifs variant de 16 100 à 19 600 € ; soit environ 6 à 7000 € de moins qu’un Scénic mais aussi 5000 € de plus que la Dacia Logan MVC. Pères de famille, c’est vous qui voyez !
Patrice Vergès.
| Plus, confort d’une berline, volume, modularité, image décalée et sympathique |
| Moins : plastiques durs, commandes de siéges, beaucoup d’options, coloris |
Bien dessinée, la planche de bord est ergonomique. De multiples cavités accueillent de nombreux petits objets
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Le siége passager repliable en option permet le transport de longs objets tout en servant de support de travail
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La malle est immense ( 660 litres) et facile à charger avec son font plat. La modularité des sièges permet au Kangoo d’accueillir une montagne d’objets avec un volume de 2,8 m3
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