L’artisanat en Limousin : Un bilan mitigé
Même si les artisans s’avèrent inquiets, notamment face à l’augmentation de leur charge, ils espèrent que 2008 permettra de confirmer les améliorations récentes de l’activité… (Photo © Yves Dussuchaud)
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L’observatoire économique régional de l’artisanat en Limousin a mené une enquête de conjoncture du second semestre 2007. Même si les artisans s’avèrent inquiets, notamment face à l’augmentation de leur charge, ils espèrent que 2008 permettra de confirmer les améliorations récentes de l’activité et de l’emploi.
APRÈS cinq années ans en dessous de zéro, depuis un an, le baromètre de l’activité est positif. Au second semestre 2007, il atteint +4,5 soit quasiment sa valeur du début d’année. Ce bon résultat est principalement dû à l’excellent score de l’artisanat de production qui affiche +28. Seuls les services sont négatifs (64) mais le bâtiment voit le sien baisser fortement, de +10 à +1.
Carnets de commandes
Les carnets de commandes dans l’artisanat de production et le bâtiment ont tendance à se raccourcir : 55% des travaux sont prévus à 3 mois et plus contre 64% au premier semestre. Le moral des artisans est moins bon qu’en début d’année mais le baromètre prévisionnel affiche un bon score (+4) nettement au-dessus de celui du second semestre 2006.
Emploi
Comme les artisans l’avaient prévu, l’emploi s’est nettement amélioré par rapport au début d’année 2007, avec une croissance de 4,5 (soit presque son niveau de fin 2004). Les entreprises qui ont embauché ont créé en moyenne 1,2 emplois et même jusqu’à 1,7 dans les services. En revanche, le solde net d’emplois salariés créés (+6) est légèrement en dessous de sa valeur des deux dernières années (entre 9 et 11). Seul le secteur de l’alimentation a enregistré une baisse d’emploi (-1,5), cependant en hausse par rapport au début 2007. Les prévisions pour les six premiers mois sont plutôt optimistes comparées à celles précédemment formulées sur des fins d’années.
Investissement
L’investissement a été plutôt soutenu ces six derniers mois puisque 23% des interrogés ont investi. Cette proportion ramène à la valeur moyenne enregistrée depuis l’année 2000. Elle varie, certes, selon les secteurs d’activité mais, pour tous, elle est plus élevée qu’au premier semestre.
Autre fait remarquable : la proportion de programmes d’un coût supérieur ou égal à 75.000€. A 17%, elle a presque doublé par rapport aux années précédentes. En revanche, les artisans continuent de privilégier les mêmes types d’investissements : matériel de production (52%) et véhicules professionnels (31%). 21% des interrogés pensent investir dans les 6bprochains mois : c’est le score le plus élevé enregistré sur une enquête de fin d’année.
Trésorerie
Le baromètre de la trésorerie redescend légèrement (-11) mais reste au-dessus de sa valeur moyenne depuis 2000. Seul l’artisanat de production a vu sa trésorerie remonter par rapport au début d’année 2007. 21% des interrogés indiquent une dégradation de leur trésorerie, de par la diminution de l’activité, l’augmentation des délais de paiement des clients et l’augmentation des charges (incluent le renchérissement des matières premières, le carburant…)
Le pessimisme règne pour les 6 derniers mois de 2007 : le baromètre prévisionnel de trésorerie affiche 60 par rapport à une moyenne de 88. 71% des entreprises ont vu leur marge se maintenir ou s’améliorer. Un artisan limousin sur quatre pense néanmoins que le résultat d’exploitation 2007 sera supérieur à celui de 2006.
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En chiffres
L’artisanat représente 13.487 entreprises, dont 38,2% dans le bâtiment. Elles génèrent un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros (181 milliards d’euros en France) et 0,9 milliards d’euros en valeur ajoutée (73,3 milliards d’euros à l’échelon national). Elles regroupent 29.557 salariés.
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