« Enfin veuve » : vague vaudeville
L’histoire :
elle a tout pour être heureuse. En apparence, tout au moins. La belle villa en bord de mer, le train de vie généreux ne suffisent pas à son bien- être. En fait, Anne- Marie a du mal à supporter un mari autoritaire et indifférent. Et elle a reporté son amour vers un autre homme, propriétaire d’un chantier naval. Le destin va alors lui donner un coup de pouce, sous la forme d’un accident de la route.
Notre histoire :
le chien blanc est mignon. Les personnages ne manquent pas d’attrait et les comédiens sont de ceux que l’on apprécie, à l’image d’ailleurs de la réalisatrice, Isabelle Mergault. « Enfin veuve » fait partie de ces films dont on n’a pas à priori envie de dire du mal. Mais l’honnêteté sommeille en chaque journaliste et l’objectivité prend (parfois) le dessus sur la partialité. Cette veuve joyeuse, version contemporaine, s’avère en réalité plutôt terne et sans aucune originalité. Certes, les dialogues pétillent de temps en temps et réveillent ainsi la comédie de manière épisodique. Certes le duo Michelle Laroque- Jacques Gamblin se tire avantageusement des chapitres successifs. Mais le scénario manque singulièrement de consistance, l’histoire semble déjà mille fois répétée, mille fois digérée. Et le long- métrage, vaudeville cinématographique, ne suscite guère qu’un vague sentiment de sympathie. Une impression qui se dilue, dès la sortie, pour laisser place à l’oubli…Un film, donc, fondamentalement ordinaire, définitivement « moyen ». Un film comme il y en a tant d’autres.
Marc FRANÇOIS.

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