Jimmal Ball « Le but est de se surpasser. »
POUR la deuxième année consécutive, Jimmal Ball a saisi la balle au bond et a décroché une fois de plus le titre de Meilleur Meneur, à l’occasion du traditionnel All Star Game. Fier représentant de la JAV, le meneur vichyssois sélectionné dans l’équipe américaine a une fois de plus enflammé le parquet. Rencontre.
INFO : Deuxième sélection pour toi au All Star Game, comment ça s’est passé ?
JIMMAL BALL : C’était génial ! Ca fait plaisir de jouer avec les meilleurs basketteurs de la saison. C’est vraiment un honneur. En plus, les tribunes crient ton nom, les écrans affichent ton nom…tu joues devant des milliers de gens, devant des caméras ! C’est que du bonheur. L’année dernière c’était encore plus impressionnant parce que je devais être un des seuls participants à jouer en ProB.
I : Au All Star Game tu jouais avec l’équipe américaine, est-ce que ça t’a donné envie d’intégrer la NBA ?
J.B : Non, je gagne ma vie maintenant, en jouant en Europe. A trente ans, il est trop tard pour faire carrière en NBA, mais je ne regrette pas de rester ici. J’ai eu la chance de jouer en Allemagne, au Kosovo, en France… Les Etats-Unis me manquent parce que j’y ai toute ma famille. Je n’y retourne pas souvent, deux mois en été et dix jours à Noël. C’est dur parce que ma mère est très malade.
I : Ta carrière t’accapare énormément, la saison en ProA demande-t-elle un travail encore plus intensif ?
J.B : Ce n’est pas le travail qui change, mais les opportunités. Il faut savoir si tu es prêt ou non à les saisir, l’équipe à l’air prête ! Moi, j’ai toujours travaillé dur, il a fallu que je me démarque à cause de ma taille. Le but est d’arriver à un haut niveau, de se surpasser et de surmonter tous les obstacles. Je n’ai pas peur de réussir, alors je prends chaque défi à sa mesure.
I : As-tu déjà pensé à la fin de ta carrière, à ce que tu feras après ?
J.B : Pour dire vrai, je n’avais jamais envisagé de devenir basketteur professionnel. Jeune, je commençais à être bon, j’ai accepté les propositions et je suis arrivé jusqu’ici. Mais, mon vrai rêve serait de devenir professeur d’histoire-géographie. J’adorerai enseigner. En France, en Europe, je ne sais pas, j’envisagerai tout ça, après le basket.
Propos recueillis par Marie Mendès
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