Recensement : c’est reparti
SIX cents agents procèdent en ce moment au recensement de la population de 259 communes de moins de dix mille habitants, et des quatorze communes d’Auvergne de plus de dix mille habitants. Ces enquêtes vont se poursuivre jusque vers la fin février.
Les agents recenseurs sont recrutés et formés, par les communes. Pour les identifiés, ils disposent d’une lettre signée du maire, et d’une carte tricolore avec leur photo. Ils déposent chez les particuliers deux questionnaires- l’un porte sur le logement, l’autre est un bulletin individuel- puis viennent les rechercher. Les agents sont soumis au secret professionnel. L’enquête est obligatoire, car d’intérêt général, et ses données confidentielles.
« L’Auvergne comptait 1.337.000 habitants, au 1er janvier 2007, soit 28.000 habitants de plus qu’en 1999, et une moyenne annuelle de 3.500 personnes supplémentaires depuis 1999. La croissance démographique se poursuit en Auvergne, mais elle est alimentée par le solde migratoire et non par un excédent du nombre des naissances sur celui des décès ».
Michel Gaudey, directeur régional de l’Insee, a présenté récemment les résultats des enquêtes de recensement, effectuées chaque année depuis 2004… Les chiffres de l’Insee traduisent une modification sociétale substantielle. En effet, pour la première fois, les naissances hors mariage apparaissent majoritaires (53,8%), contre à peine 40%, voilà dix ans. En outre, celles-ci sont de plus en plus tardives : l’âge moyen des Auvergnates à la maternité frôle les trente ans, alors que leur fécondité continue de s’accroître, proche maintenant de deux enfants par femme.
Autre phénomène marquant de ce début de siècle : la périurbanisation s’étend de plus en plus loin des villes, tandis que les zones de montagne (Livradois, Sancy, Cézallier, Margeride..) demeurent à l’écart…
Le Puy-de-Dôme suit avec une progression annuelle de +0,44 %, et compte 623.000 habitants. Le Cantal par contre reste stable (-0,04 % annuellement) pour 150.500 habitants. Mais l’Allier, avec 341.500 habitants, accuse une baisse annuelle plus prononcée de 0,14 % depuis 1999. Seule la Haute-Loire affiche un taux de croissance similaire au taux national, avec 218.000 habitants (soit +0,61% chaque année depuis 1999).
Un axe Brioude-Vichy
En Auvergne, la périurbanisation se diffuse de plus en plus largement. Le souhait de devenir propriétaire d’une maison et aussi la réalité du marché immobilier, poussent les candidats à l’acquisition à s’éloigner des grandes villes. Ainsi, les communes appartenant à une couronne périurbaine enregistrent une progression annuelle de 1,3 % de leur population, le double de ce qui avait été constaté au cours de la décennie précédente.
Sur la période récente, entre 1999 et 2005, seules quatre des quatorze villes auvergnates de dix mille habitants ou plus, présentent un taux annuel de croissance positif. Il s’agit de Clermont-Ferrand et sa voisine Beaumont, d’Issoire, et de Cusset. Thiers affiche un taux record de baisse, de 1,1% pour 12.000 habitants.
L’essor démographique le plus important se situe tout au long des principaux axes autoroutiers et de la rivière Allier, de Brioude à Vichy, en passant par Issoire et Clermont-Ferrand. La population augmente, et l’espérance de vie aussi, et au rythme vertigineux de trois mois supplémentaires par an ! Désormais, les Auvergnates vivent 84,4 ans, et les messieurs, 77,5 ans. Les chiffres correspondant pour l’Europe (y compris les pays de l’Est), sont respectivement 82,2 ans et 76 ans.
L’étude est disponible auprès de la direction régionale de l’Insee, 3 place Charles-de-Gaulle, BP 120. 63403 Chamalières. Tel : 04.73.19.78.00, et sur Internet : www.insee.fr/auvergne
J-J.A.
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