Suzuki Splash ; dans l’air du temps
La Suzuki offre une silhouette très sympathique
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LA percée de Suzuki ne fait aucun doute. Le constructeur japonais compte vendre trois millions de voitures dans le monde en 2009 soit une production doublée en dix ans seulement. Au niveau français, la marque qui a immatriculé 32 000 voitures l’année dernière vise les 50 000 dans trois ans ! Un pari ambitieux qui ne semble pas irréaliste après avoir conduit la nouvelle Splash qui sera proposée dans l’hexagone en mars. Il est certain que le quota de 3600 voitures attribué à la France ne suffira pas à satisfaire la demande car c’est une voiture bien adaptée à son temps
Avec 1,59 m de haut, la Splash autorise une bonne accessibilité
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Plus polyvalente
Si elle a conservé l’esprit du Wagon R qu’elle remplace, la Splash affiche d’autres ambitions. D’emprunter sa structure à la Swift l’autorise à viser une utilisation moins urbaine que naguère avec des qualités dynamiques à la hausse. Elle est compacte ( 3,71m), haute (1,59m) mais généreuse à l’intérieur. Ses siéges surélevés permettent une meilleure accessibilité tandis que sa largeur (1,68m) donne de l’espace aux coudes. Il n’y a pas de miracle à attendre d’une voiture aussi compacte. Son coffre n’est pas bien grand avec un volume de 200 litres qui bénéficie uniquement sur la GLS d’un double fond bien pratique pour dissimuler quelques objets. Si le basculement aisé (60/40) de la banquette arrière permet d’accroître ce volume en le portant à 500 litres, on peut regretter qu’elle ne soit pas coulissante comme sur les premières et géniales Twingo.
La poupe ne manque pas d’originalité avec ses formes concaves
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Esthétiquement la Splash est plutôt réussie avec ses ailes ourlées qui masquent des voies larges, une calandre assez agressive et une originale poupe concave. Au chapitre des félicitations, notons le Cx de 0,32 et son poids réduit avec environ 1000 kilos à vide. Coté critiques, on peut regretter que les protections latérales de portes soient vendues comme accessoires. Vu ses formes rondes, il est certain que sa carrosserie sera très exposée en utilisation urbaine.
L’habitacle st dans la même veine avec une bonne position de conduite surélevée, un levier de vitesses qui tombe directement sous la main, une excellente visibilité et une présentation attrayante assortie d’une finition convenable mais pimpante.
Le volume réduit du coffre peut être accru par le basculement du dossier du moins sur la version GLS
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Une vraie routière
Au niveau des prestations, la Splash est en net progrès sur le Wagon R autorisant une conduite agréable et sereine sur routes et autoroutes malgré des siéges fermes. Dommage que la direction assistée à commande électrique manque un peu de consistance.
Trois mécaniques peuvent prendre leur place sous le court capot. Un petit 1000 cm3 3 cylindres de 65 ch sera conseillé que pour un usage urbain. Le 4 cylindres 1,2 l avec une vingtaine de chevaux supplémentaires se remarque par sa discrétion et ses performances supérieures (175km/h) qui en font un véhicule pluridisciplinaire pour une consommation moyenne de 6 litres aux 100. Enfin le diesel 1250 cm3 DDiS Fiat construit en Inde sous licence appar
L’habitacle est dessiné dans un style agréable et la visibilité apparaît excellente grâce à la position surélevée des siéges
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aît très intéressant. S’il est moins puissant que l’essence avec 75 ch, il dispose de beaucoup plus de couple à bas régime et se contente d’une moyenne de 6 litres d’un carburant 15% moins coûteux. Grâce à la nouvelle prime environnementale du bonus de 700€ dont bénéficie cette version peu polluante, l’écart de 1400 € entre l’essence et le diesel redescend à 700 €. Du coup la DDiS devient le modèle le plus séduisant de la gamme qui se décline en finition GL uniquement en 1000 cm3 et GLS en 1200 essence ou diesel.
En plus de l’équipement standard, la GLS bénéficie de la climatisation, de jolies jantes en alliage léger, banquette 60/40, rangements supplémentaires, ordinateur de bord, compte tours et quelques autres gadgets. Les tarifs restent compétitifs d’autant qu’ils sont assortis d’une garantie de trois ans pour une gamme qui débute à 9890 € pour culminer à 13 090€ ( moins 700 €) pour la GLS diesel. Cette voiture qui a toutes les chances de séduire n’aura qu’une redoutable concurrence sous la forme de son clone nommé Opel Agila.
P.Vergès
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Plus : voiture réussie, concept intéressant, moteurs dynamiques, garantie 3 ans, bon rapport qualités prix
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Moins ; pas de banquette coulissante, manque de protection, direction peu sensitive
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Le 1250 cm3 DDiS d’origine Fiat de 75 ch se révèle d’un fonctionnement agréable
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Le dessin des phares est très réussi. Dommage que les protections brillent par leur absence
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