Philippe Mignaval « Le sottisier des municipales »
APRES les sottisiers des journalistes, de l’école, des collèges et du bac, Philippe Mignaval est de retour avec « Le sottisier des municipales ». Ses nouvelles cibles ? Ceux qui se rasent de près et qui sentent bon, les élus. Toujours à l’affût de la moindre bourde, l’auteur nous livre un succulent cocktail de gaffes, servies en toute innocence dans les déclarations publiques et les comptes-rendus de conseils municipaux. L’auteur s’explique : « mes élections préférées sont les municipales. C’est là que s’épanouit, dans toute sa splendeur, la verve fleurie des politiques urbains et ruraux ». Voici quelques-unes de ces perles : « attention, votre sexe ne doit pas sortir de la case » ; « je vous déconseille de ne pas voter pour nous » ou, elle est très mignonne, « cet appel du pied nous a mis la puce à l’oreille. »
Cerise sur le saint-nectaire, quelques sottises sont typiquement locales. Exemples : « si j’ai été battu deux fois, c’est à cause de la loi des séries » (un candidat dans le Cantal) » ; « le maire a magouillé en payant en liquide, mais il y a eu des fuites » (Haute-Loire) ou, gardons le meilleur pour la fin, « vos locaux sont à l’image de votre présidente, on y pénètre avec bonheur » (entendu dans le Puy de Dôme.) Drôles, poétiques ou complètement absurdes, ces pépites municipo-verbales sont la preuve que nos représentants peuvent être drôles. Surtout quand ils ne le font pas exprès…
« Le sottisier des municipales », Philippe Mignaval, Hors Collection, 210 p, 16,90 euros.
Emmanuel Thérond
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