Quel lendemain pour le Clermont Foot Auvergne ?
LE miracle n’aura pas lieu. Mais le pire est d’ores et déjà évité. Sauf improbable retournement de situation, le Clermont Foot Auvergne évoluera la saison prochaine en Ligue 2. La perspective, peut-être déraisonnable, d’une accession en Ligue 1, possible à la mi- temps de la saison, s’est éloignée avec le début de l’hiver. Parallèlement, le Clermont Foot Auvergne assurait définitivement sa place en Ligue 2. A dix journées de la fin, le petit poucet s’ébroue au classement au beau milieu des cadors du championnat, Bastia, Montpellier, Grenoble ou Sedan, qui tous comptent une expérience solide en Ligue 1 ou des ambitions affirmées d’y accéder. « Le scénario n’est pas encore écrit. En sport, rien n’est joué définitivement avant la fin. Imaginons que l’un des trois premiers subisse une défaillance. Bien- sûr, cela demeure peu vraisemblable » estime Claude Michy, le président du club clermontois.
La saison de retour du Clermont Foot A uvergne en Ligue 2 lui aura de toutes façons permis de progresser- et vite- vers son ambition affirmée : figurer, au terme des deux prochaines saisons, parmi les trente meilleurs clubs de France. Arithmétiquement, on y est déjà. Mais, en sport, les vérités du jour ne sont pas celles du lendemain et les situations s’avèrent fragiles. « Le regard sur le club a commencé à changer avec notre titre en national » estime le président. « Et il continue à évoluer positivement sur différents points : la qualité du spectacle, l’intérêt et la crédibilité. En matière d’intérêt, ça n’est qu’un début, nous n’en sommes pas encore à l’engouement… »
Augmenter le budget
Construire l’édifice pierre par pierre. C’est la volonté affichée par les dirigeants de la structure. Ne pas brûler les étapes mais avancer, tout de même : « en terme de budget, il nous faut maintenant progresser. Une hausse de 20% la saison prochaine fait partie des besoins raisonnables. Elle servirait à l’augmentation de la masse salariale, même si je ne suis pas pour surpayer les joueurs, et surtout à améliorer notre structure d’accueil pour les partenaires et le public. En la matière, l’ASM Clermont Auvergne constitue notre référence… » L’ASM, Claude Michy l’évoque régulièrement. Et il avoue bien volontiers son admiration pour la méthode développée par René Fontès, son homologue : « je sais dans quel état il a trouvé son club, il y a quatre ans, et où il l’a mené aujourd’hui… » Le président du Clermont Foot Auvergne n’exclut d’ailleurs pas un rapprochement entre les deux clubs, une piste qu’il entend bien explorer. « La vision que je cultive interpellerait peut- être certaines personnes. Mais je suis persuadé que la question va surgir à un moment ou un autre… »
« Le stade se fera »
Pour l’heure, c’est celle du Stade Gabriel- Montpied qui se pose avec le plus d’urgence. Un stade qui reste, à ce jour, un demi- équipement, peu en phase avec une quelconque ambition sportive. « La chance est que le permis de construire est toujours en cours et que les architectes retenus sont compétents. Le projet, conçu il y a trois ou quatre ans, doit maintenant être revisité. Parallèlement, je sais que la volonté politique existe du côté de Clermont Communauté. Seul, donc, demeure à ce jour l’écueil du financement » assure Claude Michy, Selon lui, la solution réside en un montage mixte, alliant les institutions publiques et le secteur privé. « Je suis certain désormais que le stade de 30.000 places se fera » affirme l’ancien pilote automobile qui ajoute aussitôt : « il faut que le dossier avance avant la rentrée de septembre, que l’on passe maintenant la première… » Une nécessité, en effet, pour que le football ait un vrai avenir à Clermont. Et que la belle saison actuelle ne demeure sans lendemain…
Marc FRANÇOIS
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