Subaru Legacy ; le diesel au bruit de l’essence
Proposée autant en berline qu’en break et en Ouback, la Subaru Legacy manque un peu de personnalité
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FORD avait inventé le diesel au prix de l’essence. Subaru vient d’inventer le diesel au bruit de l’essence. Le Japonais n’est pas un constructeur automobile comme les autres en proposant une gamme de véhicules qui se distinguent par leur transmission permanente (4WD) et un moteur boxer c’est à dire à quatre cylindres à plat. La Legacy est le premier modèle de la marque à adopter un bloc diesel qui bientôt motorisera également l’Impreza et le Forester. C’est aussi le premier diesel au monde faisant appel à la technologie du moteur à plat.
Tonique, doux et silencieux
Ce 4 cylindres à plat plus compact que celui de l’essence, par son dessin original et son architecture interne (moteur carré quatre arbres à cames en tête), délivre un fonctionnement très doux, une grande vivacité à monter dans les tours et une sonorité pratiquement identique à celle assez particulière du boxer essence. Une sorte de bourdonnement sourd qui élimine les claquements et autres bruits de castagnettes remarqués chez certains diesels. Alimenté par un turbo à géométrie variable, ce 2 litres délivre 150 ch ; certes une bonne puissance mais qui n’est pas extraordinaire pour un constructeur qui a remporté plusieurs titres de champion du monde des rallyes.
Ses 350 Nm permettent néanmoins à la Legacy, vaste voiture de 4,66 m et 1500 kilos, de pointer à 210 km/h et surtout d’avaler les mètres en 31 secondes avec de bonnes relances en consommant environ 6 à7 litres aux 100, soit trois bons litres de moins que l’essence pour un agrément supérieur. Dommage que la boîte de vitesse ne comporte que cinq rapports imposant un étagement long.
Equipé d’un filtre à particules, ce diesel plus coûteux de 1500 euros par rapport à l’essence et qui évite le malus écologique se caractérise aussi par sa grande douceur de fonctionnement et son absence de vibrations. Signalons que la suspension, le freinage, la direction et la climatisation, l’isolation ont été adaptés à la motorisation.
Le break offre un meilleur volume de chargement que la berline trois volumes
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4 roues motrices
La Legacy est déclinée soit en berline ou en station wagon plus coûteux de 1500 euros mais plus habitable surtout au niveau du compartiment arrière. Comme toutes les Subaru, elle dispose d’une transmission permanente à quatre roues motrices qui lui assure un comportement très sûr sous la pluie et la neige, dû en partie à l’architecture à plat de la mécanique qui abaisse son centre de gravité et concourt à lui donner un bel équilibre ! En plus, outre un bon confort, il génère un bon plaisir de conduite apprécié par tous les possesseurs d’Impreza..
On ne peut pas dire que la Legacy soit belle mais on peut pas dire non plus qu’elle soit vilaine. On peut reprocher à sa silhouette de manquer de personnalité surtout au niveau de sa face avant et arrière trop lisses. Soulignons que la construction semble soigné et les matériaux d’honnête facture.
4500 euros séparent la version normale de la Club et c’est beaucoup. Cette dernière bénéfice d’un intérieur cuir, d’un GPS dont nous dirons beaucoup de mal et d’un toit ouvrant électrique, d’un démarrage sans clé et de siéges électriques. La version de base est déjà très correctement équipée avec une climatisation automatique, volant et pommeau cuir, siège conducteur électrique, bonne radio plus un pack hiver intéressant. Seule la peinture métallisée est en option avec des tarifs qui commencent à 29 800 euros pour s’achever à 37 300 euros pour la version Outback Club. Nous pensons que Subaru devrait proposer une version médiane entre les deux qui abandonnerait le GPS au fonctionnement démodé.
La Legacy diesel est une heureuse surprise. Attendu depuis de longues années, son diesel qui ne nous a pas déçus, devrait permettre à la petite firme japonaise à accroître ses ventes en Europe et notamment en France. L’équipe super compétente de Subaru France espère beaucoup de ce moteur avec un triplement des ventes de la Legacy et une augmentation des immatriculations de 30%. Son montage prochain dans l’Impreza lié à des versions plus toniques devrait espérer à viser plus haut.
P.V.
| Plus : moteur diesel agréable, comportement sûr, plaisir de conduite, supplément diesel honnête |
| Moins ; boîte cinq rapports, petits vide poches, supplément Club excessif, réseau à densifier |
La berline est moins coûteuse de 1500 € que le break
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La planche de bord est sympathique même si les matériaux utilisés manquent un peu chaleur
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Ce moteur 2 litres à l’architecture très originale compte 150 ch. Du moins pour le moment.
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Boxer diesel. Situé à l’arrière, ce sigle change tout !
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