De coton, d’ébène et de sang
Début des années 60, à Sainte-Geneviève dans l’Etat du Missouri, Sydney, un homme de couleur est retrouvé mort. Il a été exécuté par la Free White, puissante organisation raciste, après avoir enduré les pires atrocités. Parallèlement la petite ville connaît une série de crimes sauvages, tous signés du même rituel…
Même si elle y a toujours songé, ce n’est qu’en 2001 que Muriel Brino, auteure mosellane de 38 ans franchit réellement le pas de l’écriture. Elle commence d’abord par des textes de chansons, puis, il y a deux ans, lors d’un fait divers tragique, survenu aux Etats-Unis, elle trouve l’inspiration pour écrire son premier roman, plaidoyer impitoyable contre le racisme.
D’une histoire d’amour interdite entre une femme blanche, mariée, et un homme noir, elle glisse progressivement vers un thriller sanglant, qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.
Portrait d’une société américaine encore marquée par les vestiges de l’esclavage, « De coton, d’ébène et de sang », terrifie par sa vraisemblance, révolte par son récit qui raconte le racisme et la cruauté des hommes. Il est certain que le lecteur ne restera pas indifférent à cette histoire. Haletant et passionnant, ce roman réserve les rebondissements les plus inattendus, des surprises en perspectives…
« De coton, d’ébène et de sang » de Muriel Brino, aux éditions Lucien Souny.
Julie Saint-Roch.
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