Louis Giscard d'Estaing : "Chamalières, une ville d'équilibre et de vie"
Après avoir succédé à Claude Wolff, décédé le 17 mai 2005, Louis Giscard d'Estaing entame un second mandat de maire à Chamalières…
INFO- Comment concevez-vous votre nouveau mandat ?
LGE- D'abord, c'est le fait d'avoir présenté une équipe qui alliait compétences et re-nouvellement. C'est aussi la première fois que je suis tête de liste. Précédemment, Claude Wolff avait emmenée l'équipe aux municipales.
Sur les trente-trois colistiers, on ne compte que quatorze conseillers et conseillères sortants, c'est donc un profond renouvellement, et nous avons aussi une élue so-cialiste, qui apprécie notre travail, et a souhaité pleinement participer à l'équipe muni-cipale.
Je me suis engagé à maintenir un concept selon lequel Chamalières continue d'être une ville d'équilibre et de vie, et une commune de référence et d'innovation.
INFO : Quel est le projet phare de votre mandature ?
LGE- Je n'ai pas de projet emblématique dans une commune qui dispose déjà de toutes les infrastructures nécessaires à chacune de générations qui y vivent. C'est cet équilibre qu'il faut maintenir.
Nous avons bien sûr des projets : nous allons mettre en place avec Royat, un Sisad- service intercommunal de soins à domicile, et pour les personnes âgées dépendantes, nous allons accroître la capacité d'accueil sur la commune. En outre, des projets visent à améliorer la voirie, notamment sur de axes départementaux, boulevard Gambetta, et l'avenue Joseph-Claussat dans sa partie basse.
Autre projet, dans le cadre de vie, l'éclairage du viaduc ferroviaire, et la mise en va-leur de ce quartier qui est aussi une des entrées de l'agglomération clermontoise.
INFO- le projet de périphérique clermontois, via le carrefour Europe, n'est pas à votre ordre du jour…
LGE- Non seulement il n'est pas à l'ordre du jour, mis faut-il le rappeler, le Conseil général du Puy-de-Dôme a délibéré en octobre 2005, pour abandonner l'extension de cet axe entre le carrefour Europe et l'avenue de la Libération. La réflexion de bon sens en la matière, est qu'un contournement, ça contourne. Donc on doit passer par l'extérieur de l'agglomération.
Chamalières est avec 377 hectares, la commune de l'agglo la plus densément habi-tée, avec 5.000 habitants/km². Cela représente très précisément une densité de population deux fois plus importante que celle de Clermont-Ferrand. Aussi l'hypothèse de créer une nouvelle voie doit prendre en compte cette donnée fondamentale. Par contre, sur la question du transport, j'ai renouvelé ma proposition de création d'une halte ferroviaire à proximité du lycée de Chamalières. La ligne Clermont-Ferrand/ Durtol, Volvic et Montluçon, passe juste en dessous du lycée. Pourquoi ne pas utiliser cette opportunité, comme à la Rotonde à coté de l'université ? J'ai aussi proposé une autre halte à l'aéroport. On pourrait alors se rendre à l'aéroport, en train, et sans traverser l'agglomération ! Pourquoi ne pas utiliser cette infrastructure existante ?
INFO- Comment réagissez-vous à la décision du maire de Clermont-Ferrand de ne pas proposer de suppléance de délégation au groupe UMP pour Clermont communauté ?
LGE- Clermont communauté est née de la loi Chevènement, dont le principe fonda-teur est que des communes se mettent en communauté, indépendamment de tous cri-tères politiques. Pour les délégations communautaires, Serge Godard n'accorde au-cune suppléance à la liste UMP arrivée deuxième aux Municipales à Clermont-Ferrand. Il en va de même avec Pasciuto à Cournon. Si cela devait être le cas, ce serait extrêmement préjudiciable pour la démocratie, et le président de Clermont communauté devrait préciser sa pensée.
Tous les élus dans nos communes respectives ont vocation à siéger à Clermont communauté, et cela en dehors de toute politisation. A Chamalières, nous avons laissé un siège de suppléant à l'opposition locale. C'est une représentation normale dans le cadre démocratique, et on ne doit pas oublier que les minorités dans les conseils municipaux, sont aussi élues par les électeurs.
INFO- Vous avez reçu récemment des représentants du Collectif anti OGM, et déposé trois amendements au projet de loi. Etes-vous en train de devenir un faucheur volontaire ?
LGE- Certainement pas. Ce texte de loi résultait du débat au Sénat. Il était important d'évoquer certaines questions posées à propos de la coexistence entre les OGM et dif-férents types de culture. La question des AOC- Appellations d'origine contrôlée, la vigne, les parcs naturels, l'innocuité vis à vis de abeilles… Au final, aucun n'a été adopté. J'ai les retiré après examen, à la demande du rapporteur. L'amendement sur les principes généraux a été repris sous le nom " d'amendement Chassaigne ", dont les termes ne diffèrent guère.
Entretien : Jean-Jacques Arène
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