Marcel Aledo (maire de Royat) : " une équipe à l'image de la commune "
A Royat, Jean- Pierre Bara a passé la main. Le précédent maire ne s'est pas représenté et Marcel Aledo, candidat de l'UMP, a gagné l'élection. L'ancien chef d'entreprise, âgé aujourd'hui de 59 ans, avait échoué à deux reprises en 2001 et 2002. Il a cette fois raflé la mise.
INFO : qu'est- ce qui vous à incité à vous représenter devant les électeurs ?
MARCEL ALEDO : il y avait des choses à faire à Royat, des attentes et des espé-rances manifestes parmi la population. Je voulais, dès lors, apporter ma contribution et aider la ville, avec des idées neuves. Mon but est de donner un nouvel essor à Royat. Il y en a vraiment besoin tant du point de vue sportif, qu'associatif ou culturel. Et puis il faut absolument relancer les thermes…
I : qu'est- ce qu'un bon maire pour une ville de 4700 habitants comme Royat ?
M.A : à mes yeux, un bon maire, c'est quelqu'un de disponible, à l'écoute de ses concitoyens. Lorsque j'étais chef d'entreprise, mes trois mots- clefs étaient :" concertation, réflexion, décision ". Ils sont valables pour le rôle de maire. S'entourer d'une équipe efficace représente un acte déterminant. C'est ce que j'ai fait, me semble-t-il, en arrivant à la mairie : il y a autour de moi des gens compétents dans tous les domaines et qui évoluent dans leurs métiers propres. Ils seront disponibles, beaucoup étant, en effet, de jeunes retraités. A la mairie, il y aura toujours quelqu'un pour recevoir les habitants. Ma porte va rester grande ouverte …
I : votre mandat va- t- il marquer une rupture avec la politique précédente ?
M.A : déjà, je serai un maire d'ouverture. Au sein de mon équipe, toutes les sensibilités sont ainsi représentées, de la gauche à la droite. En fait, mon entourage est à l'image exacte de la commune. Je ferai en sorte de ne pas avoir le comportement de l'ancien maire vis à vis de ses concitoyens…
I : Quelles retombées attendez- vous de Royatonic ?
M.A : nous avions apporter le projet de thermoludisme à Jean- Pierre Bara dès 1996 avec Thierry Olivier. Il fallait absolument réaliser un tel équipement. Maintenant, Roya-tonic doit devenir un atout pour la commune. Selon le directeur du centre, 45.000 en-trées ont été enregistrées depuis le 9 novembre dernier. Nous souhaitons que l'objectif annoncé de 180.000 personnes par an soit atteint le plus vite possible. Bien- sûr, nous allons travailler avec l'équipe d'Eurothermes et nous allons développer l'axe touristi-que. L'hôtel 4 étoiles, créé par Isidore Fartaria, sera un plus considérable. Mais ça ne suffira pas car il faut savoir que depuis 8 ans, 14 hôtels ont fermé sur Royat ou Chamalières…
I : en matière de thermalisme, que faire ?
M.A : la situation s'est stabilisée autour des 9000 curistes par an grâce à la rhumato-logie. Mais nous sommes obligés d'apporter quelque chose de nouveau : ce sera le cas rapidement grâce à une nouvelle piscine de mobilisation. Je suis persuadé que le thermalisme peut retrouver ses lettres de noblesse et nous visons 12.000 curistes, un chiffre qu'il conviendra de stabiliser.
I : quelles sont les autres priorités à vos yeux ?
M.A : les autres priorités, ce sont le sport et la jeunesse. Nous allons revoir, modifier, remettre aux normes actuelles le complexe sportif de Breuil mais aussi créer une école municipale des sports, avec l'adjoint, André Dubertrand. Les jeunes pourront y essayer plusieurs disciplines. En matière touristique, nous allons relancer l'Office de Tourisme, créer un comité des fêtes, rendre la commune plus festive et accueillante. Il faut en effet penser à ceux qui accompagnent les touristes. Et puis, avec Louis Giscard d'Estaing, mon collègue de Chamalières, nous allons reprendre en main de manière positive le dossier de l'Institut de Recherche Cardio- vasculaire. Notre bonne entente sera décisive à propos de plusieurs dossiers communs.
I : en tant qu'élu de droite, comment allez- vous travailler avec la majorité de gauche au sein de l'agglomération ?
M.A : personnellement, j'ai pratiqué une ouverture à l'opposition à Royat. Je regrette que le mot démocratie soit, en revanche, galvaudé au sein de la communauté d'agglomération où le suffrage universel n'est pas respecté. Cinq personnes de l'opposition ont été, en quelque sorte, exclues du jeu. C'est un déni de démocratie, une faute grave…
Entretien : Marc FRANÇOIS.
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