Opération Campus : Le projet des Clermontois
" NOTRE ambition scientifique, conduite au sein du PRES le pôle de recherche et d'enseignement supérieur, vise à concrétiser deux opérations majeures. Il s'agit de l'intégration du laboratoire Magmas et volcans sur le campus des Cézeaux, et de l'accompagnement immobilier indispensable à la consolidation d'une recherche translationnelle, " Biologie, santé technologie ", en partenariat avec le CHU ". Philippe Dulbecco, président de l'université d'Auvergne, voudrait bien concrétiser ces projets. Mais il faut pour cela que les bonnes fées de l'opération Campus, et l'enveloppe confortable annoncée, viennent se pencher sur le projet présenté au nom du PRES Clermont université.
A deux pas de la chaîne des puys, le laboratoire Magmas et volcans jouit d'une renommée mondiale. Intégré à l'Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand, ce labo travaille en association avec le CNRS. Il regroupe une centaine de personnes, et en taille constitue le second laboratoire de recherche au monde, entièrement dédié à l'étude de processus volcaniques et magmatiques.
L'objectif pour le pôle " Biologie, santé, technologie " est de réunir dans une même structure de 8.000 m² (mise à disposition par le CHU), l'unité de génétique, reproduc-tion, une dimension génie biomédical en émergence, et une équipe de nutrition hu-maine. Elle serait adossée à une plate-forme de valorisation dédiée, pouvant accueillir des start up…
La première vague de l'opération Campus a retenu six projets, tous en province, et là, seulement quatre complèteront la sélection, parmi vingt dossiers ". Après Bordeaux, Toulouse, Lyon, Montpellier, Strasbourg, et Grenoble, les places vont être chères pour se partager la dotation de cinq milliards d'euros, que le candidat Sarkozy avait promis pour rendre plus attractifs les campus universitaires et de recherche.
L'université d'Auvergne a enregistré 15.000 étudiants en 2008, contre 11.000 voilà quelques années (l'université Blaise-Pascal en compte 13 à 14.000). Si l'on ajoute les grandes écoles impliquées dans le projet Campus, comme l'IFMA- Institut supérieur de mécanique avancée, l'ENSCCF (chimie), et l'ENITA qui forme des ingénieurs pour les techniques agricoles, on franchit le cap des 30.000 étudiants. Loin derrière les poids lourds précités, dont les effectifs tournent autour de 80 à 100.000 étudiants.
" Avec 140 millions d'euros, on pourrait faire un campus universitaire de top niveau ", espère Philippe Dulbecco. Peut être.
J-J. ARENE
|