" Un monde à nous " Tel père, tel fils ?
L'histoire - Noé vient d'arriver dans une nouvelle ville avec son père. Alors qu'il découvre également un autre collège et de nouveaux camarades de classe, son père, Marc, continue de l'entraîner de manière intensive aux sports de combat. Car visiblement, après le décès de la maman, les deux personnages sont en fuite et un danger plane autour d'eux. Bien malgré lui, et sur les injections de Marc, Noé doit garder secret cette double vie…
Notre avis - Pour son deuxième long métrage, Frédéric Balekdjian a choisi d'explorer les sentiments humains à travers les rapports d'un père et de son fils. " Un monde à nous " puise donc son origine dans une idée de Fabien Wehlmann, un scénariste de BD. Pour dérouler sa fiction, le réalisateur joue sur une difficile ambiguïté : jusqu'où faire confiance à son père ? Entre complicité et affrontement, l'immersion dans ce rapport affectif ne laisse pas indifférent, d'autant plus que le film s'appuie sur un côté sombre assez marqué. La maison, les scènes, certains décors et objets du film rappelleront aux cinéphiles l'univers des anciens thrillers américain, certains penseront à " La nuit du chasseur " ou même à " Shining ". Il y a pire comme références…
Edouard Bear, en contre-emploi total, reste étonnant de sobriété, tout comme le jeune Anton Balekdjian (fils du réalisateur), impeccable et juste dans un rôle délicat qui avait tout d'un traquenard pour apprenti comédien.
Jean-Paul BOITHIAS
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