Conférences de la CCI : Deux sujets brûlants !
Jacques Fumeau, président de la commission « industrie de la CCI, Stéphane Monchambert, le président de la commission générale, et François Roulière, conseiller du président de la CCI.
5Photo © Yves Dussuchaud)
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DANS le cadre de sa série de conférence, la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Haute-Vienne organisent deux rendez-vous sur les thématiques de la contrefaçon, le 10 mai de 18h à 19h30, ainsi que sur l’hôtellerie et le guide Michelin le 15 mai à 15h30.
La contrefaçon
C’est un sujet qui a pris une envergue nationale et internationale. La contrefaçon touche tous les secteurs : les jouets, les médicaments, les pièces auto, les nouvelles technologies… bien au-delà des produits de luxe comme les vêtements ou la maroquinerie. Véritable fléau, la contrefaçon, autrement dit le piratage des idées d’un autre, représente un chiffre d’affaire de 200 à 300 milliards d’euros par an, soit un manque à gagner de 6 milliards. Une entreprise sur deux est touchée.
Pour lutter contre la contrefaçon, la loi Longuet de 1994 a permis la création du CNAC (Comité national anti-contrefaçon).
« La contrefaçon est également destructrice d’emplois dans notre pays. 30.000 emplois annuels seraient concernés. S’il y a quelques années seul le luxe était touché comme Rolex, Lacoste… aujourd’hui, même Legrand a découvert lors d’un salon à Dubaï qu’un Chinois contrefaisait ses produits. Si en grande partie, la contrefaçon vient de Chine, de Malaisie… elle existe aussi en Europe, en Espagne, en Italie, la France devenant un lieu de transit », explique Stéphane Monchambert, le président de la commission générale de la CCI. Pour animer la conférence relative à ce thème, Alain-Dominique Perrin-Cartier, l’ancien président de Cartier, et Michel Bernardaud, le porcelainier limougeaud, seront donc présents.
4 établissements étoilés en Limousin
L’autre conférence portera sur « Hôteliers, restaurateurs du Limousin et guide Michelin », en présence de Jean-François Mesplede, le directeur du guide rouge. Créé en 1900 par André Michelin, il est à ce moment un guide publicitaire, offert avec l’achat de pneumatiques. Il contient, notamment, la liste des rares garagistes, des médecins, le plan de quelques villes et la liste des curiosités.
A partir de 1920, le guide est vendu et les restaurants font leur apparition. Six ans plus tard, l’étoile naît pour désigner les meilleurs établissements. Cette même année, le guide régional Michelin, le premier guide touristique Michelin, est publié. Il faut attendre 1998 pour que les Bib gourmands fassent leur entrée. Ils récompensent un repas soigné à un prix modéré.
En 2006, 12 guides rouges listent plus de 45.000 hôtels et restaurants dans toute l’Europe et à New-York. En France, il s’en est vendu 30 millions d’exemplaires depuis sa création, et est tiré à 500.000 copies tous les ans.
Alors qu’en 2003, le Limousin réunissait 4 restaurants étoilés, il n’y en avait plus que deux en 2006. Partant de ce constat, la fédération hôtelière a souhaité rencontrer la direction du guide face à ce manque de reconnaissance des établissements régionaux. Ainsi, il a été proposé une rencontre en terre limousine.
Pour l’édition 2007, on compte 4 restaurants étoilés (3 en Haute-Vienne et 1 en Creuse) et 7 Bib gourmands (1 en Haute-Vienne, 2 en creuse et 4 en Corrèze).
Anne-Marie Muia
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