« La faille » : duel psychologique  
L’histoire : lorsqu’il apprend être trompé par sa femme, le vénérable Theodore Crawford met au point un assassinat qu’il espère parfait. Ainsi, le détective Rob Nunally arrive- t- il trop tard sur la scène du crime. L’action a été menée et la victime est plongée dans un coma profond et irrémédiable. Il n’a alors plus qu’à arrêter le présumé coupable, déjà passé aux aveux.
Notre avis :
 
réalisateur, entre autres de « Peur primale », Gregory Hoblit se complait dans l’exercice délicat et délectable du thriller. Avec « La faille », il insiste tout en choisissant un angle relativement inhabituel. Au spectacle et au suspense délibérés, il préfère un face à face subtil opposant un coupable, plein de morgue et de sang- froid, et un jeune procureur audacieux et sûr de lui. Dès lors, le film tourne à un affrontement psychologique entre les deux personnages, au fil d’une affaire qui réserve des chausse- trappes à la justice. Et qui s’achèvera, comme de bien entendu, par un coup de théâtre. Menée avec une certaine habileté, selon un mécanisme impeccable, « La faille » sert un rôle sur mesure à Anthony Hopkins, dans un registre proche du « Silence des agneaux ». La perversité et l’ambiguïté du personnage constituent évidemment le moteur de ce long- métrage intelligent. Et tout le mérite de Ryan Gosling (dans la peau du procureur) est de tenir le choc face à un comédien doté d’un charisme assurément peu ordinaire…
Marc FRANÇOIS. |