Higelin de retour sur scène.
EN décembre 2006, " Amor Doloroso "avait signé le retour fracassant du rocker échevelé, assagie avec le temps. Deux ans plus tard, Jacques Higelin défraie la chronique grâce à une tournée nationale qui fera une halte au Centre Culturel Valery Larbaud de Vichy, mardi 25 novembre, à 20 h 30.
68 printemps et toujours la même fureur, Higelin, la voix roque et suave, remonte sur les planches et interprète avec sa fougue habituelle, ses dernières compositions. Romantisme, émotion, mélodies légères et ode à la beauté, " Amor Doloroso " est l'album de la maturité. Il y célèbre la vie, à travers un regard tendre et touchant. L'artiste cinglant et provocateur a, semble-t-il, mis de l'eau dans son vin. Ses textes audacieux présentent un rockeur plus doux que de raison. Mais à ne pas s'y méprendre, le public électrisé par son énergie inflexible se sentira transcendé par cet artiste hors norme.
Higelin est l'homme de scène par excellence. Ses débuts parlent d'eux-mêmes. Il a multiplié les apparitions dès son plus jeune âge. Alors qu'à 14 ans il quitte l'école pour se consacrer à sa passion, il s'inscrit aux cours Simon. Un apprentissage interrompu par son service militaire en 1961. Dès son retour d'Algérie, il fait des apparitions au cinéma et au théâtre. Quelques années plus tard, il conquit le public parisien et en 1971 revisite l'Internationale lors de fêtes célébrant le centenaire de La Commune. Les spectateurs découvrent la folie qu'il déploie sur scène. Le jeune rockeur enchaîne sur des albums plus noirs et plus acerbes, comme " BBH75 " qui marquera toute une génération. Personnage emblématique de l'univers rock indépendant et alternatif français, largement inspiré d'artistes de son temps, tels que Chevalier et Trenet, il se façonne rapidement son propre style.
Aujourd'hui, les années anarchistes et rebelles derrière lui, le même talent entre les cordes vocales et le même regard enfantin, il ne compte pas arrêter sa carrière là.
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