" Baby Blues " : l'ordinaire insipide
L'histoire : Alex, directrice marketing, et Fabrizio, acousticien, vivent dans une certaine harmonie. Afin de préserver à la fois l'équilibre du couple et leurs parcours profession-nels, ils ont décidé de ne pas avoir d'enfant. Mais, à l'approche de la quarantaine, Alex vit de plus en plus mal ce choix délibéré…
Notre avis : C'est le train-train hebdomadaire du cinéma français, l'ordinaire régulière-ment insipide. Derrière un film, il y a une équipe, des idées, un scénario, des moyens plus ou moins conséquents. La générosité voudrait que l'on applaudisse à un tel projet commun. Mais la sincérité, la lucidité et l'objectivité conduisent souvent à moins d'enthousiasme. Que dire de ce " Baby Blues " réalisé par Diane Bertrand ? Pas grand-chose, en fait, sinon qu'on s'ennuie ferme au regard des scènes, que le temps paraît bien long au fil de cette histoire conventionnelle et quotidienne. De temps en temps, un sursaut vient sortir le spectateur de sa torpeur, le sauvant d'un inexorable assoupissement. Pourtant, Karin Viard, excellente comédienne, joue sa partition avec de justes nuances. Et l'acteur italien Stefano Accorsi n'est pas en reste. L'élément le plus brillant de la distribution demeure toutefois la chienne Esperanza, qui pourrait prétendre à un César animal (mais César n'est- il pas le nom d'une marque d'aliments pour chiens ?) Malgré ces efforts conjugués et valeureux, c'est avec un certain soulagement que l'on accueille la fin du film. Et généralement, ça n'est pas un bon signe…
Marc FRANÇOIS.
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